LeTradingHautesFréquences

 

Le Trading à Haute Fréquence

Avec le développement des technologies informatiques et des communications électroniques, le Trading à Haute Fréquence (THF) n’a cessé d’attirer toujours plus d’acteurs financiers et le trading haute fréquence a un impact important sur l’ensemble des marchés financiers. Les effets pervers comme les effets bénéfiques sont nombreux et après une présentation du THF nous essaierons de donner le pour et le contre de cette technique.
Depuis les dernières années, le monde de la finance a connu une évolution sans précédent profitant de l’essor des nouvelles technologies. L’informatisation complète des bourses a permis le développement de nouveaux outils d’analyse ainsi que l’apparition de produits financiers complexes. Mais depuis quelque temps, une méthode de trading est en train de révolutionner le monde de la finance : le trading à haute fréquence.
Quelle est donc la place de cette méthode aujourd’hui ?
Peut-on craindre pour la stabilité de notre économie ?

Bienvenue dans le monde des robots de trading.

 

Charles Munger, bras droit de Warren Buffet, compare les traders à haute fréquence à « des rats dans le grenier à grain ».

Un Bref Historique

Sur les marchés financiers, la spéculation a toujours existé et elle est même nécessaire pour la liquidité des échanges. Le trading haute fréquence est né de la conjonction des marchés électroniques, des progrès de l’informatique et des moyens de communication électronique. Nous pouvons estimer que les premiers ordres électroniques sont apparus dans les années 1990 avec une montée en puissance dans les années 2000. C’est devenu plus qu’un effet de mode et les grandes banques de marché se sont lancées dans l’aventure.

Principes techniques

Introduction

Le principe du trading à haute fréquence est on ne peut plus simple : il consiste à envoyer des ordres d’achats ou de ventes, mais à des vitesses dépassant plus que largement la capacité humaine. Pour ce faire, les ordinateurs ont besoin d’algorithmes (parfois très complexes) mis au point par des informaticiens de génie. Sur le fond, le but sera le même que pour un trader classique, pour simplifier « acheter bas » et « vendre haut » dans le but de réaliser une plus-value maximisée. Les ordinateurs peuvent ainsi effectuer des ordres en un temps calculé en microsecondes soit l’équivalent de 10^6 seconde. Cette unité de temps ne cesse de diminuer et une recherche constante est en cours afin de développer de nouveaux algorithmes qui seront couplés à des ordinateurs surpuissants. Ces ordinateurs sont directement connectés aux places des marchés et reçoivent toutes les informations (carnet d’ordre, dernier cours traité, volume Demande/Offre, …), ils sont de plus en plus souvent logés à demeure dans les data centers des opérateurs des bourses. Les stratégies appliquées ont vu le jour profitant de cette avancée technologique pour brouiller le marché : il s’agit principalement de l’annulation des ordres, le spoofing / layering c’est-à-dire faire semblant de vendre avant d’acheter. Toutes ces stratégies digitales sont mises en œuvre par ces petits robots de trading de jour en jour plus puissants.
Rappel : Le Trading à Haute Fréquence n’est pas l’analyse technique.

Schéma général

Séquence 1 : Le système est à « l’écoute » du marché ; il réceptionne toutes les données nécessaires sur l’ensemble des valeurs nécessaire au fonctionnement de son algorithme.
Séquence 2 : En fonction de sa programmation les ordres (Achats / Ventes / Annulations) sont envoyés sur le ou les marchés cibles.
Séquence 3 : Gestion de la position et retour à la Séquence 1.

Quelques considérations techniques

Des ordinateurs toujours plus puissants, des communications toujours plus rapides et des marchés financiers informatisés, voilà le cocktail prêt à être servi !
Soyons très clair, plus la distance entre le serveur (ordinateur) de Trading Haute Fréquence et celui de l’opérateur de marché est faible, même à la vitesse de la lumière c’est quelques millisecondes de gagner. Contrairement à l’adage bien connu « Le temps c’est de l’argent » ; le gain de temps est fondamental. Le temps devient l’ennemi du gain !
Un ordinateur avec son algorithme de trading va, en moyenne, 1 million de fois plus vite qu’un homme, et cela lui permet de passer des milliers d’ordres toutes les microsecondes. Aucun être humain ne peut lutter !
Rappel : 1 microseconde = 0,000 000 1 seconde.
Autant vous dire que ces ordinateurs sont plus rapides qu’un clin d’œil ou que le battement d’aile d’une mouche.
Pour le commun des mortels, “Bourse de Paris”, évoque le « Palais Brongniart », en plein cœur du 2e arrondissement de Paris. Mais il n’y a plus rien de boursier dans ce magnifique bâtiment ! Bien sûr il y a bien des expositions ou quelques vernissages, plus rien ne s’y passe en rapport avec la Bourse.

Le Corbeille de la bourse de Paris (vers 1960)

Depuis la fin du siècle dernier la « Bourse de Paris » (Euronext depuis le 22 septembre 2000) a déménagé dans la banlieue de Londres, et plus exactement à Basildon, dans un méga énooooorme hangar hyper protégé par des murs de 4m d’épaisseur (on dit même que si un avion s’écrase dessus, la bourse continuera de fonctionner). Finis les traders qui hurlent dans une salle des marchés, désolé mais la bourse de Paris n’est qu’un immense data center hyper sécurisé.
Mais pourquoi un tel déménagement ?
Tout simplement parce que la plupart des gros clients de la Bourse de Paris sont basés en Grande-Bretagne. Et, dans notre cas du Trading à Haute Fréquence, la proximité géographique est primordiale : en effet, plus on est prêt du centre financier, plus les transactions (flux informatique) circulent rapidement.
Immeuble de la Bourse de Paris – Euronext
à Basildon
On en revient à notre chère petite microseconde…
Pour gagner encore plus de temps, la Bourse Française Euronext héberge un grand nombre de ses grands clients directement sur ses serveurs ceci contre la somme de 25 000€/mois (2016). Ce petit « box » permet d’être au plus près du serveur de la Bourse, et pour que personne ne soit avantagé, les techniciens de la Bourse vérifient au centimètre près la longueur du câble, qui doit être la même pour chaque client. Tout ça, ça s’appelle la « colocation ».
Sur AgoraVox.tv, une petite vidéo sympa : La Bourse de Paris à Basildon, Royaume-Uni
A noter :
Le bâtiment abritant Euronext est d’une surface équivalente à 5 terrains de football !
Rappel :
Euronext, regroupe les ex-bourses d’Amsterdam, de Bruxelles, de Lisbonne, de Paris et du Luxembourg.Euronext est une société de droit privé, cotée sur Euronext (Bien évidemment !).
Bienvenue au temps du digital et des robots traders !

Aux USA

Un investissement en fibre optique de 300 millions de dollars a été réalisé par une société de communication pour gagner 0,0000015 (SIC !) secondes par rapport à l’infrastructure précédente, principalement en allant « le plus droit possible » dans la montagne et sous les rivières afin de réduire la longueur du câble et accélérer la vitesse de transmission de l’information. L’image suivante, extraite de l’excellent article « Raging Bulls: How Wall Street Got Addicted to Light-Speed Trading » , montre la différence entre le câble datant des années 1980 et initialement mis en place pour la télécommunication (en rouge, passant Pittsburgh sur une distance d’environ 1610 km) et le nouveau câble optique installé pour le trading haute-fréquence (en vert, sur une distance plus courte d’environ 1330 km).
En mai 2016, Wall Street aura été témoin d’un record absolu, celui du nombre d’ordres de bourse différents lancé en une milliseconde : 864 !

A quand le « Trading Quantique » ?

A titre d’information, on estime le coût d’une plateforme de trading haute fréquence à environ 3 millions de dollars, ce qui n’est rien par rapport aux gains potentiels. Un bon algorithme de trading peut rapporter plusieurs dizaines de millions de dollars par mois.
Mais le jeu en vaut la chandelle, une fois les coûts fixes absorbés.
Capture d’écran de l’activité digitale d’un robot algorithmique @Bloomberg

Le THF en quelques Chiffres

Dans un rapport publié fin décembre 2015, l’Autorité Européenne de Supervision des Marchés (ESMA) a tenté de chiffrer le poids du trading haute fréquence sur les marchés d’actions de l’Union européenne. Ce dernier représente, au choix, 24% ou 43% des volumes traités (en valeur), selon la méthode employée, qui porte sur des données de mai 2013. Le THF reste malgré tout difficile à quantifier faute de définition précise. C’est une première pour l’ESMA.
L’ESMA a donc isolé, d’une part, les acteurs qui se définissent comme des traders haute fréquence, ou sont signalés comme tels par les Bourses.
Vingt groupes en font partie, que l’autorité ne nomme pas, mais on reconnait des sociétés comme Getco llc ou Optiver. Ce sont eux qui représentent 24% des montants échangés, mais 30% du nombre des transactions et même 58% du nombre d’ordres, un volume d’ordres élevé étant l’une des caractéristiques du trading haute fréquence. Il convient de noter que les ordres annulés ne sont pas pris en compte dans ces chiffres.
La deuxième méthode d’estimation, plus large, de l’ESMA repose d’ailleurs sur ces indicateurs de marché : durée de vie d’un ordre avant d’être annulé ou modifié, inventaire quotidien, nombre de messages envoyés…
L’autorité isole ainsi la part de l’activité des banques d’investissement qui peut être considérée comme du trading à haute fréquence. Avec cette seconde méthode, le HFT pèserait 43% des échanges en valeur, 49% du nombre des transactions et 76% des ordres passés. Sur Euronext Paris, le Trading Haute Fréquence représente entre 21% et 45% des émissions d’ordres (Achat/Vente mas pas les annulations) selon cette méthode.

 Les profits tirés du Trading à Haute Fréquence

Encore aujourd’hui il est extrêmement difficile de chiffrer et donc d’afficher les profits issus du Trading Haute Fréquence.
La concurrence dans ce milieu est devenue plus que féroce. La multiplication du nombre d’acteurs a entraîné une véritable guerre et comme souvent, seuls les plus forts ont survécu, les plus grandes institutions financières (les banques de marché…) et quelques sociétés de trading des USA.
Pour donner une idée des profits générés par cette méthode de trading, regardons le graphique publié par la bourse de New York Stock Exchange en 2016 :
Il convient de remarquer le tassement des profits (merci la concurrence) jusqu’en 2012, puis une phase de stabilisation relative.
Le Trading Haute Fréquence est-il « rentré » dans le rang ?
Malheureusement il n’existe pas de données pour les autres marchés !
L’âge d’or du Trading Haute Fréquence est peut-être maintenant passé mais le Trading Haute Fréquence fait maintenant parti du monde financier.

 
 

Principales Stratégies

Dans cette partie sont exposés quelques stratégies standards mais la créativité des programmeurs et quasi sans limite.  Elles représentent néanmoins la base des actions du trading haute fréquence. A ce sujet, un prochain cahier plus explicite et plus technique sera prochainement publié.

Détection des intentions

L’algorithme de trading haute fréquence place une multitude d’ordres à différents prix (non exécutables) afin de connaître les zones acheteuses/vendeuses sur le marché. Ces ordres ne sont jamais exécutés, ils sont tous annulés quasi immédiatement. L’objectif est simplement que les autres acteurs dévoilent leurs stratégies et leurs intentions. En effet, ces ordres (tous annulés par la suite) vont pousser les acteurs du marché à montrer/placer leurs ordres. Une fois les intentions connues, l’algorithme peut exploiter cette information pour acheter/vendre avec un léger profit. Cette technique permet en quelque sorte de créer son propre carnet d’ordre et de le maîtriser avant même qu’il n’apparaisse aux autres acteurs du marché.

L’échelle du temps n’est plus dans le domaine humain !

Explosion de la volatilité

Pendant une annonce économique importante ou si le marché vient d’entamer un rallye haussier/baissier, les algorithmes de trading vont alimenter le mouvement avec de nombreux ordres pour faire exploser la volatilité. Ces ordres n’ont pas forcément vocation à être exécutés mais ils vont ‘épaissir le brouillard’ pour tenter de tromper les opérateurs ‘classiques’.

Rappelez-vous Clausewitz et le « brouillard de la guerre » …

Capture d’écran de l’activité d’un petit robot de trading

Détecter l’origine d’un ordre

En calculant la vitesse de transmission d’un ordre entre les serveurs des acteurs du marché et les places de marché ; certains algorithmes arrivent à détecter l’origine probable des ordres. Ainsi, l’algorithme peut décrypter la méthode de fonctionnement du placement des ordres des gros acteurs du marché. Connaissant cette information et puisqu’il est beaucoup plus rapide, l’algorithme peut en tirer profit. Cette technique spécifique utilise des algorithmes à la frontière de l’Intelligence Artificielle ou ce que l’on commence aussi à appeler le « Depp Learning ».
Par exemple, il sera capable en une toute petite microseconde d’anticiper le passage d’un ordre de vente ou d’achat pour en tirer un profit immédiat.
Ordres flashs
Les gestionnaires de fonds passent par des systèmes de négociations qui leur garantissent l’anonymat pour éviter que leurs intentions soient devinées sur le marché. Le problème, c’est que les gros institutionnels pratiquant le trading haute fréquence peuvent visualiser pendant une fraction de seconde ces ordres avant qu’ils n’arrivent sur le marché. Pour obtenir l’information sur les ordres avant qu’ils ne soient transmis, n’oublions pas que les sociétés de Trading Haute Fréquence payent un abonnement aux plateformes de passations d’ordres pour être au « premier rang » !
 

Interventions multi-marchés

Le principe de cette stratégie est d’émettre simultanément des ordres sur différents marchés pour profiter d’écarts de prix instantanés. Cette technique est en fait de l’arbitrage multi produits.
Dans ce cas, on peut dire que l’opérateur humain peut le faire … mais pas avec la même célérité !

Le Scalping

Le Scalping est une méthode spécifique aux transactions spéculatives à très court terme. En analysant les volumes proposés à l’offre comme à la demande les robots à haute fréquence peuvent détecter un déséquilibre significatif et temporaire. Ils achètent ou vendent dans l’espoir de réalisé un petit profit ; sinon ils ferment rapidement leur position.
 

THF vs les autorités de marché et MiFID II

MiFID 2 et le Trading Haute Fréquence

De manière spécifique :
Les sociétés financières de Trading Haute Fréquence devront conserver leurs algorithmes pendant cinq ans et offrir des informations détaillées (34 critères) sur leurs transactions aux régulateurs nationaux. Bien évidemment, la mise à disposition de leur algorithme aux autorités de régulation est redoutée par le secteur du Trading à Haute Fréquence pour des raisons de confidentialité évidente. Personne ne veut voir ces secrets étalés en plein jour ; spécialement à la vue des concurrents.
Ralentir les marchés, assainir un carnet d’ordre saturé et modifié chaque milliseconde, ces mesures ramèneraient les marchés plusieurs années en arrière, à en croire l’industrie financière. Au contraire, nous pouvons penser que la mise en place de la MiFID est l’opportunité d’un « retour vers le futur » pour des marchés soumis au dictat des spéculateurs digitaux et à la loi du plus rapide.
La publication, par les places de marché sur un vecteur officiel (i.e. site WEB), de la liste des ordres venant des opérateurs de Trading à Haute Fréquence à augmenter indirectement le coût des transactions.
Modifier, temporairement (quelques heures ?) le pas minimum de cotation. Cette modification ne gênerait pas vraiment les gestionnaires de fonds mais diminuerait les marges d’intervention (et de gain) des robots.
Une autre piste à explorer peut-être la tarification (même minime) des ordres annulés (émis sur le marché mais non exécutés), ces ordres représentent l’immense majorité des flux du THF. Bien que non encore mise en application, cette idée recueille de plus en plus d’avis favorables.
Dans le même ordre d’idée, il serait possible (vue que nous sommes dans une activité uniquement spéculative à risque maximum) de demander aux places de marché de n’accepter, comme intervenant à haute fréquence, que les établissements avec des fonds propres supérieurs (10% ou 20% de plus) au standard habituel. Cette mesure aurait deux effets principaux, comme écarter du marché les établissements trop faibles (incapable d’assumer une perte importante) et, par contrecoup, de rassurer les intervenants « standard ».
Aux Etats-Unis, le régulateur des marchés à terme, la CFTC (U.S. Commodity Futures Trading Commision), veut que les traders algorithmiques livrent leurs codes à la justice et sans assignation. Une perspective contre laquelle les établissements sont vent debout.
Malheureusement ces pistes ne peuvent pas s’appliquer sur les marchés de gré à gré comme les devises, les dérivés Over The Counter (ex : Dérivés de Crédit) ou les obligations.

L’ESMA et le Trading à Haute Fréquence

Le 28 avril 2016, l’ESMA (UE) donne une définition au Trading Haute Fréquence. L’autorité européenne des marchés financiers adopte la définition suivante :
« Seront considérées comme telles, les sociétés de trading qui envoient au moins deux « messages  » (ordres, cotations, annulations de cotation, confirmations…) par seconde sur un instrument et une plate-forme ou quatre messages sur plusieurs instruments et sur une plate-forme. »
   
Même si cette définition est très simple (c’est son mérite !) ; elle permet de fixer une base commune pour l’ensemble des marchés de l’Union Européenne.
Dans le cadre des marchés financiers européens, l’ESMA délègue l’application des règles et directives aux régulateurs nationaux.

L’AMF et le Trading à haute fréquence

L’Autorité des Marchés Financiers c’est aussi penché sur le Trading Haute Fréquence. L’AMF a publié trois études à ce sujet :

Vue générale de l’AMF sur le Trading Haute Fréquence Quelques chiffres clé sur le Trading à Haute Fréquence sur Euronext

Quelques remarques (statistiques) de l’AMF :
L’AMF estime que le trading à haute fréquence représente en moyenne environ 30% des transactions financières en Europe, plus du double de l’autre côté de l’Atlantique. Pendant des séquences de forte volatilité ce chiffre peut dépasser les 50%.
Pour l’AMF, les effets bénéfiques du trading à haute fréquence sont à relativiser mais des risques sous-jacents à cette pratique existent. Un risque systémique n’est pas à exclure étant donné la vitesse et l’automatisation des ordres, ainsi qu’une perturbation du mécanisme de formation des prix. L’autorité met tout en œuvre pour réguler les pratiques douteuses mais semble dépassée par les événements et la rapidité des évolutions. Si aux Etats-Unis, le spoofing / layering prouvé entraine des sanctions, cela reste encore à l’étude en Europe.

En Grande Bretagne

La volonté de la Banque d’Angleterre et de l’autorité de marché (FCA) est d’encadré strictement le trading algorithmique pour éviter les quelques accidents connus sur le marché des changes ou celui des fonds d’état. Suite à un rapport commun, les points suivants sont évoqués :
Le Brexit aura-t-il une influence sur les autorités des marchés de Grande Bretagne ?

En résumé : Un immense défi pour les gendarmes des bourses

Exemples d’effets sur les marchés

L’exemple le plus évident est le phénomène maintenant appelé « Flash Crash » ; une chute ou une hausse vertigineuse d’un actif (coté ou non) sans raison économique ou financière apparente.
Dans les paragraphes suivants vous trouverez des exemples de « Flash Crash » générés par ces petits robots algorithmiques.

Les flash-crash affectent tous les marchés

Aucun actif n’est épargné par les flash-crash :

Quelques exemples :

Une étude détaillée est en ligne our décrire et expliquer ces cas.

Quelques « Affaires » …

Dans un exposé complémentaire nous aborderons quelques affaires impliquant le trading à haute fréquence comme :

Comment les autorités financières réagissent-elles ?

Dans le cadre des marchés organisés, les autorités et les places de marchés ont déjà mis en place des protections même si elles ne sont pas directement liées au Trading Haute fréquence.
La première protection est le « coupe circuit ». En cas de variation trop important d’une valeur cotée, le marché est stoppé pendant quelques minutes. Ce petit laps de temps permet aux opérateurs de reprendre leurs esprits mais surtout oblige les robots de trading à se déconnecter et à ne plus envoyer des flots d’ordres incessants. Les « coupe circuit » ne sont pas spécifiquement liés au trading à Haute Fréquence mais permettent de contrer leurs effets négatifs.
Une autre méthode peut être la fixation d’une latence minimale (ex : 0.01 seconde) par opérateur de Trading à Haute fréquence entre deux instructions envoyées sur le marché. Bien entendu, cette mesure est à implanter directement sur le système central du marché (NYSE, Euronext, …).
Agir sur la structure des commissions : instaurer un prix planché pour les ordres (afin que tout ordre annulé ou modifié soit facturé) et des incitations à fournir de la liquidité utile (révision du modèle actuel « Market Maker » ou « Teneur de marché »).
Une autre protection indirecte est l’application de MiFID 2. En effet des éléments de cette directive (non spécifique au Trading Haute Fréquence) vont permettre indirectement le renchérissement des coûts et introduire des portes à l’audit des transactions.

Impacts sur l’économie réelle

Depuis des années, le monde de la finance a connu une évolution sans précédent profitant de l’essor des nouvelles technologies. L’informatisation complète des bourses a permis le développement de nouveaux outils d’analyse ainsi que l’apparition de produits financiers complexes dont le trading à haute fréquence.
Mais ces avancées n’ont pas empêché les cracks boursiers ou financiers avec un impact important sur l’économie. Il suffit de se remémorer octobre 1987 et la chute des bourses mondiales à l’initiative du Dow Jones ; à l’époque c’était comme la fin du monde ! Par ce lien Wikipédia vous trouverez la liste des plus importants krachs de notre histoire :
Pourquoi cette longue liste (non exhaustive) ?
Cela permet de mettre en évidence que les Krachs financiers sont une part de notre histoire (économique), que les influences ou les répercussions furent importantes. Mais, à chaque fois, le monde s’en est plutôt bien sorti … Enfin, d’un point de vu général !
Par contre, chaque faux pas, est l’occasion d’améliorer les règlements, la régulation, les lois, pour que cela ne se reproduise plus.
Si les Krachs financiers (au sens large) peuvent avoir une influence importante sur l’économie générale ; il est encore difficile d’imaginer un Krach global dû au Trading Haute Fréquence. Les protections et autres « coupes circuits » doivent permettre de garantir que l’on ne sort pas de la sphère du marché impacté. Il y aura des pertes pour les uns et des gains pour les autres mais pas de récession générale.
Quelle est donc la place de cette méthode aujourd’hui ? Peut-on craindre pour la stabilité de notre économie ?
Pour ses défenseurs, cette pratique relèverait des avantages et aurait tout intérêt à faire partie des activités de marché. Le nombre incalculable d’ordres passés à l’achat ou à la vente par les machines augmente la liquidité des actifs et favorise ainsi une réduction des spreads. Il devient alors plus simple de trouver une contrepartie lorsqu’un ordre est effectué.
Surpassant l’homme dans sa faculté de calcul, un robot trader peut détecter des anomalies de marché et rétablir l’équilibre entre les différentes places boursières. Puisque « l’erreur est humaine » selon le dicton, ces puissantes machines seraient capables d’en éviter un grand nombre. Un algorithme se contente d’exécuter des ordres, reste alors à trouver l’erreur lorsque les machines s’emballent et impactent l’économie réelle.
Le trading à haute fréquence connaît actuellement un engouement certain et il ne devrait pas disparaitre dans les prochaines années. Cette pratique représente des avantages pour le marché, mais aussi des dangers bien réels. Une course au trading à haute fréquence est en train de s’engager et elle pourrait bien mettre en péril la stabilité de l’économie (flash crash) devant des autorités souvent dépassées qui cherchent à ralentir le phénomène.

Recueil des Pour et des Contre

Cette partie du document est une mise en rapport des avis favorable ou défavorable sur le Trading Haute Fréquence ; ces avis n’engagent en rien les auteurs du présent document.

L’innovation a toujours été critiquée

En effet, quelles que soient les preuves apportées par les universitaires, les bourses et les régulateurs sur l’impact positif du trading à haute fréquence, celui-ci ne cesse d’être critiquée et remise en question. Il n’est pas difficile d’en deviner la raison. L’innovation dans n’importe quel secteur a toujours attiré les critiques. Cependant, dans la réalité, les choses sont peut-être beaucoup plus simples…

Pour ou Contre ?

Pour ou Contre le Trading Haute Fréquence
Les « Pour » Les « Contre »
 
Une activité ancienne et bien connue Commençons par le terme « trading à haute fréquence ». Il s’agit tout simplement d’une nouvelle expression pour désigner quelque chose que les acteurs du marché font depuis des siècles : agir en tant qu’intermédiaires entre les acheteurs et les vendeurs de valeurs financières. La seule vraie différence est qu’aujourd’hui la procédure est complètement automatisée, digitalisée, robotisée donc plus efficace et sensiblement moins chère. Ces intermédiaires qui répondent au nom nouveau de « traders à haute fréquence » exercent une activité qui a toujours existée : autrefois, ils auraient été désignés sous le nom de « teneurs de marché » ou de « spécialistes ».   Economie réelle vs. Casino électronique Le trading à haute fréquence pose la question du rôle des marchés de capitaux. Ceux-ci ne doivent pas devenir un simple casino électronique. Ils doivent permettre aux épargnants et investisseurs de rencontrer la demande de capital des entreprises, Etats et autres entités porteuses de projets – projets dont nos économies ont grandement besoin aujourd’hui. Les contraintes auxquelles font face les banques ne font que renforcer l’importance de ces marchés, de la « désintermédiation » dans le financement de l’économie. Or depuis plusieurs années le marché primaire est anémique tandis qu’une spéculation frénétique s’est emparée du marché secondaire, censé offrir aux investisseurs la possibilité de se défaire de leurs titres ou d’en acquérir d’autres en fonction des circonstances. Il ne s’agit plus d’investir dans un projet prometteur dans l’espoir d’un rendement à la mesure de son succès. C’est plutôt à qui exécutera le plus vite le pari gagnant sur l’évolution des prix dans les prochaines… poignées de millisecondes.
 
Le « flash crash », un mauvais exemple Que penser du « flash crash », souvent donné en exemple par les détracteurs du trading à haute fréquence ? Ces derniers en ont fait la pièce à conviction numéro 1 dans leur acte d’accusation du trading à haute fréquence. Cependant, un rapport de la CFTC et la SEC, les deux organismes gouvernementaux qui supervisent les marchés américains, a conclu que le trading à haute fréquence n’était pas toujours à l’origine des « Flash Crash ». De plus, un rapport publié par CME montre que loin d’avoir déclenché le « Flash Crash » », les traders à haute fréquence ont en fait absorbé les ordres d’achat ou de vente initiaux. La remise en cause du trading à haute fréquence entraîne souvent des réactions assez « émotionnelles » de la part des professionnels de l’industrie boursière. Ce que l’on comprend aisément, au vu des profits engrangés et de leurs perspectives de croissance, en particulier en Asie. Il n’en reste pas moins que la posture du persécuté sied peu aux intéressés ! En effet, le législateur commence tout juste à envisager les premières mesures d’encadrement de cette activité. Encore, ces mesures paraissent bien timides. En quelques années, en dehors de toute régulation, le trading à haute fréquence est devenu dominant sur les marchés. Aujourd’hui l’essentiel des développements technologiques et de services des bourses et plateformes alternatives est dicté par les besoins du trading à haute fréquence. Or, sa valeur ajoutée n’a rien d’évident. Au contraire, les études s’accumulent sur la responsabilité du trading à haute fréquence dans l’accroissement de la volatilité et de la probabilité de crash, du potentiel d’abus de marché à grande échelle. Enfin, le THF fait peser un coût additionnel sur tous les participants plus lents.
 
Les mythes autour du trading à haute fréquence Néanmoins, les mythes persistent. Les théories expliquant les diverses stratégies dans lesquelles nos entreprises sont soi-disant impliquées sont farfelues et basées sur des anecdotes. Même les meilleurs experts de notre secteur ne parviennent pas à comprendre comment ces théories fonctionneraient en pratique. La mission de la FIA (European Principal Traders Association) est d’apporter un équilibre dans le débat sur le trading à haute fréquence. En tant que représentants des sociétés de trading – celles qui négocient pour compte propre sur les marchés boursiers européens -, nous sommes conscients que la réalité peut parfois être moins convaincante que la fiction. Cependant nous estimons que la régulation des marchés financiers ne doit pas être alimentée par les émotions, les anecdotes et les inventions. Les marchés électroniques disposent d’une abondance de données de marché à analyser, et ces preuves empiriques démontrent de façon extrêmement convaincante les avantages du trading à haute fréquence. La MiFID : retour vers le futurRalentir les marchés, assainir un carnet d’ordre saturé et modifié chaque milliseconde, ces mesures ramèneraient les marchés plusieurs années en arrière, d’après beaucoup d’acteurs de l’industrie financière. Nous pensons au contraire que la revue de la MiFID est l’opportunité d’un « retour vers le futur » pour des marchés soumis au dictat des spéculateurs et à la loi du plus rapide.Un marché de capital mature et évolué devrait encourager la mise à disposition de l’épargne au profit des projets économiques porteurs d’avenir. Ce qui passe par un retour de la confiance. Ce dernier requiert une liquidité de qualité (et non illusoire), une transparence effective (et non théorique), l’intégrité, l’égalité d’accès et la stabilité des prix comme de l’infrastructure. Finance Watch ne va pas jusque-là, mais plaide pour la mise à disposition du régulateur de tous les outils nécessaires à son encadrement, de la taille des pas de cotation à la tarification des ordres modifiés ou annulés, en passant par le temps de présence imposé des ordres dans le carnet.
 
  Moins de coûts frictionnels Attardons-nous sur certaines de ces preuves. D’abord, le trading à haute fréquence a fortement réduit les coûts frictionnels sur le marché. Ainsi, il bénéficie aux utilisateurs… y compris aux clients des fonds de pension qui opèrent sur ces marchés. En clair, effectuer des opérations sur les marchés boursiers n’a jamais été si peu cher. Par le passé, les fonds de retraite payaient entre 0,25 % et 0,40 % pour effectuer des opérations sur des actions, alors qu’aujourd’hui, les coûts sont beaucoup plus faibles : ils oscillent entre 0,01 % et 0,03 %, ce qui représente une diminution de plus de 90 %. Ce sont de véritables économies qui, au final, bénéficient aux souscripteurs. C’est précisément pour cette raison que les bourses et les courtiers cherchent à consolider le marché. L’automatisation rend le secteur financier plus petit, et par conséquent, moins onéreux pour les intervenants directs et donc les clients finaux. En outre, un nombre accablant de preuves académiques démontrent que le trading à haute fréquence ajoute à la liquidité et réduit la volatilité et les coûts de transaction.     Un coût exorbitant Si l’informatisation des transactions est une évolution positive, qui a permis de réduire les coûts d’exécution et donc, indirectement, d’améliorer le rendement d’un fond de pension sur le long terme par exemple, ce n’est pas le cas du trading à haute fréquence. Ce dernier n’a rien à voir avec une quelconque réduction des coûts, bien au contraire. La « course à l’armement » dans laquelle les bourses sont entraînées depuis plusieurs années vise à augmenter l’avantage compétitif d’acteurs spécialisés dans l’exploitation de la vitesse. Or les coûts d’infrastructure – y compris les interruptions plus fréquentes du service du fait d’un système à la limite de ses capacités – sont supportés par l’ensemble des participants. On se souvient des interruptions de cotations lors du lancement du titre Facebook. Par ailleurs, la fragmentation des marchés et les faibles volumes disponibles pour un prix donné ont fait augmenter le prix du trading de 14 % sur les six dernières années
 
 Une liquidité accrue Autre accusation : celle selon laquelle le trading à haute fréquence fournit de la liquidité « fictive », en retirant des cotations avant que des ordres puissent être exécutés. C’est impossible. Sur des marchés automatisés et régulés, des cotations « fictives » ne sont pas tenables. Ces marchés ne jouent pas au chat et à la souris où la souris retourne dans son trou dès qu’elle voit le chat. Sur les marchés boursiers, la souris ne se rend compte de la présence du chat que lorsqu’elle a déjà été mangée ! De plus, dans une grande partie des transactions boursières, nos membres sont impliqués au moins d’un côté de la transaction. La liquidité que nous fournissons est réelle et indispensable au bon fonctionnement des marchés. Pour résumer, nos détracteurs choisissent de négliger la valeur que nos membres apportent à l’économie réelle en termes de coûts de transactions réduits et de liquidité accrue. Nous soutenons les mesures destinées à rendre les marchés plus sûrs et plus résistants, mais nous exhortons également les décideurs politiques à évaluer les coûts des réformes. Si des règlements mal conçus perturbent la liquidité et augmentent les coûts pour les intermédiaires et les investisseurs, personne n’en ressortira gagnant.     Une liquidité illusoire Quand ils ne prennent pas la liquidité disponible en exécutant des stratégies suiveuses ou prédatrices, les traders à haute fréquence prétendent « apporter de la liquidité », jouer le rôle de « teneur de marché ». Or ils ne traitent que sur les titres déjà hautement liquides : sur ces titres la « liquidité naturelle » offerte par tous les participants est suffisante ! Il s’agit d’une intermédiation – donc d’un coût – superflu. Par ailleurs la « liquidité » qu’ils amènent est une forme dégradée de la « tenue de marché » : si le spread est légèrement réduit (ce qui est contesté), c’est au dépend de la profondeur, de la « tenue » du prix dans la durée et de la capacité à « absorber » des déséquilibres de l’offre et de la demande grâce à son inventaire propre. Les traders à haute fréquence offrent des volumes faibles à des prix intéressants pour attirer les flux d’ordres (lents). Les prix sont ensuite « instantanément » modifiés à leur avantage (d’où des taux d’annulation d’ordres excédants 90 %), ce qui aboutit à un prix d’exécution dégradé sur l’ensemble du volume « rempli ». Ils ne gardent aucun inventaire plus de quelques secondes. Non seulement cela les rend incapables d’absorber le moindre déséquilibre de liquidité ; au contraire ils génèrent des « effets patates chaudes » (voire : Flash Crash du 6 mai 2010 aux Etats-Unis).
@F.MENAGER – Les Echos

Quelques pistes pour l’avenir

Dans cette dernière partie de l’exposé, vous trouverez plus un recueil d’opinions que des faits tangibles et mesurables ; chacun peut faire la sienne ; il n’est pas question de prendre position pour les auteurs.

Faut-il réglementer le Trading Haute Fréquence ?

Cette ancienne revient souvent dans la bouche du « commun des mortels » mais de moins en moins dans celle des praticiens des marchés financiers. Pour eux, le Trading à Haute Fréquence est déjà là, il faut s’y faire et la réglementation actuelle est suffisante même si des ajustements (à la marge) sont nécessaires.
Comme nous l’avons vu dans cet exposé, la mise en application de la MiFID 2 (même si ce n’est pas son objectif) apporte des éléments nécessaires à l’encadrement du THF. Ce n’est certes pas complet mais c’est un premier pas. Un autre point est la meilleure connaissance du Trading Haute Fréquence par les autorités de marché même s’il y a encore du chemin à parcourir…
En 2014 en France, la commission des Finances du Sénat a adopté un amendement « visant à encadrer un peu plus le trading haute fréquence ». Le texte obligerait les plateformes boursières françaises (en clair : Euronext pour la France) à adopter une grille tarifaire limitant le nombre d’ordres passés, et de fait limiter l’influence du trading à haute fréquence. Les pouvoirs de l’Autorité des Marchés Financiers se trouverait également renforcés et, des sanctions pourront être spécifiquement infligées à toute personne qui chercherait à manipuler les cours de bourse pas le Trading haute fréquence entre autres. Mais toujours pas de loi…
Il faut aussi rappeler que toutes réglementations financières passent par un cadre supérieur au niveau national, c’est au minimum européen voire mondial.

Faut-il interdire le Trading Haute Fréquence ?

Cette proposition est souvent évoquée dans la presse ou sur le WEB par des personnes (journalistes) en dehors de la communauté boursière ou financière. Comme nous avons vu au premier chapitre de cette présentation que le Trading à Hautes Fréquence est là ; il va être plus que très très très difficile de s’en débarrasser totalement. Sauf peut-être à se barricader dans une sorte de « petit village Gaulois » sans lien vers l’extérieur. Il n’est pas difficile de deviner que d’autres marchés étrangers profiteront de l’aubaine pour lancer des cotations sur nos chères petites valeurs françaises…
Néanmoins, laissons la parole aux détracteurs du Trading à Haute fréquence. Le plus simple est de prendre connaissance des deux articles en référence ci-dessous :
 
Interdire-le-trading-haute-frequence !
 

algorithmes-vix


Pour les références de cet exposé, veuillez prendre connaissance du document : RéférencesTHF
Télécharger cet exposé au format PDF : THF.pdf


Dernière minute :

Le trading haute fréquence mieux compris et contrôlé

Les chercheurs affinent leur analyse des HFT et les régulateurs adaptent la réglementation favorisant un marché équilibré.

Comme prévu depuis septembre et la proposition du député Markus Ferber, le 19 mars, l’Europe a inclus dans la nouvelle réglementation sur les entreprises d’investissement, en cours d’adoption, un article afin d’étendre aux « internalisateurs systématiques » (SI) le régime commun de « pas de cotation » et de remédier à une forme de distorsion de concurrence entre plates-formes de négociation. L’Autorité des marchés financiers (AMF) venait juste de publier une deuxième étude démontrant les effets positifs sur les actions françaises d’Euronext du nouveau régime de « pas de cotation » instauré par MIF 2, et qui rééquilibre la profitabilité entre le trading haute fréquence (HFT) et les autres participants.
L’article complet est réservé aux abonnés.
Le THF mieux compris et contrôle
Publié sur l’AGEFI le 11 avril 2019
https://www.agefi.fr/

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