Analyse Technique

Expliquons l’Analyse Technique !



Qu’est ce que l’Analyse Technique ?

Pour faire simple reprenons la définition donnée par John Murthy :

« C’est l’étude de l’évolution des prix d’un marché sur la base de graphiques ou de données statistiques dans le but de prévoir les futures tendances »


Nous aborderons les points suivants :

Le marché prend tout en compte

Analyse fondamentale  ou analyse financière

Passons à quelques exemples pratiques

Tableau des indicateurs graphiques et techniques

Comment utiliser l’analyse graphique

Histoire de l’Analyse Technique

Les Logiciels d’analyse technique

Quelques conseils aux débutants

Quelques liens pour aller plus loin

Les ressources de cette étude



Le marché prend tout en compte :

Citation de Charles Henri Dow :
Tous les facteurs qui influencent le cours des actifs, qu’ils appartiennent à la demande ou à l’offre, au domaine technique ou psychologique, sont pris en compte dans l’évolution du cours. Les graphiques réunissent toutes les informations. Si un nouveau paramètre inattendu se présente, le cours va s’adapter et intégrer ce paramètre à l’avenir.
Trois tendances pour le marché :
Charles Henri Dow faisait une analogie entre les mouvements du marché et ceux de l’océan :
1 La tendance primaire, la marée : tendance générale qui indique la direction que prend le marché sur plusieurs années. La tendance primaire subit trois phases successives : la phase d’accumulation où il y a trop peu d’informations pour que les volumes des transactions soient élevés, la phase d’imitation soit le cœur de la tendance primaire où de plus en plus d’acheteurs se positionnent.
2 La phase de distribution qui voit le mouvement se ralentir et les gains être distribués, en premier lieu à ceux ayant anticipé les mouvements du marché. La tendance secondaire, les vagues : elle corrige la tendance de fond de 30 à50%, elle ne dure que quelques mois.
3 La tendance mineure, les ondulations : fluctuations sur quelques heures du marché suite aux évènements du jour. Elle représente une tendance locale sur un fragment de la tendance générale.

Utilisation des volumes :

Charles Henri Dow considère le volume comme un indicateur important pour confirmer une tendance. Les volumes échangés doivent suivre la tendance haussière ou baissière. Le cours de clôture est le plus important, Dow ne prenait pas en compte les niveaux extrêmes atteints au cours d’une séance. L’élément essentiel est le cours de clôture dont l’effet psychologique est le plus important.
La fin de la tendance :
Tant que des signaux clairs n’ont pas démontré le renversement de la tendance, cette dernière se poursuit. Il ne peut s’agir que d’un effet passager.
En conclusion, Charles Henri Dow identifie trois tendances majeures sur le cours d’une valeur.
Ces tendances sont le résultat des informations et connaissances détenues par le marché :
  1. La tendance primaire, à la hausse ou à la baisse, dure au moins un an.
  2.         La tendance secondaire dure de un à trois mois et correspond à une phase de correction de la tendance primaire.
  3.         La tendance tertiaire, moins importante, dure au maximum quelques semaines, elle est contenue dans la tendance secondaire.
Il faudra attendre Ralph Nelson Elliott pour qu’un pas supplémentaire soit effectué. La fin des années 1980, début 1990 marque le départ d’une nouvelle évolution avec les marchés cotés en continu mais surtout l’arrivé des ordinateurs avec leur puissance de calcul.
Conclusion partielle :

1. Tout est dans les cours

2. Le marché a de la mémoire, il est cyclique et l’histoire se répète

L’analyse fondamentale  ou l’analyse financière ?

L’analyse fondamentale est l’étude des divers facteurs économiques, politiques et sociaux qui peuvent influencer d’une façon ou d’une autre le prix d’une valeur boursière, d’un indice ou d’un taux de change. En d’autres termes, l’analyse fondamentale consiste dans l’évaluation de l’influence de ces facteurs sur la valeur en question pour une prise de décision. Par exemple, l’influence d’une hausse de l’inflation sur la devise d’un pays. L’analyse fondamentale se base uniquement sur les nouvelles  (économiques, politiques et sociales), sans prendre en considération « le prix de la valeur en soi ». Voici quelques exemples de nouvelles qui peuvent influencer les marchés financiers :
D’un autre coté l’analyse financière s’intéresse uniquement à un secteur économique (la distribution, les télécoms, …) afin d’en tirer les conclusions sur les perspectives de marché. L’analyste financier va éplucher les comptes (bilans, comptes de résultats, publications, … ) pour déterminer économiquement le prix d’une valeur.
Pour aller plus loin, voir la page suivante :
Analyse fondamentale ou analyse technique, quelle différence ?
Comprenons que l’analyse technique n’est pas l’analyse financière ou l’analyse fondamentale.

Conclusion de cette étape :

En résumé, l’évolution des cours d’un actif financier, d’une devise ou d’un indice est rythmé par des cycles. Chaque cycle se décompose en une vague d’impulsion (I) et une vague de correction (II). Dans une deuxième décomposition, chaque d’impulsion est décomposée en cinq sous-vagues numérotées de 1 à 5 et chaque correction en trois sous-vagues lettrées a, b, c, et ainsi de suite.
Autre document consultable : Analyse technique historique.pdf

Passons à quelques exemples pratiques :

Ces exemples viennent du site « Café de la bourse« .

Une page très bien faite et très claire de Mme Zacarria

L’analyse graphique et technique : une histoire de sommets et de creux

 
Une tendance sur un horizon donné, annuel et plus par exemple, est définie à partir des sommets points hauts (PH) et des creux ou points bas (PB) formés par les vagues d’horizon inférieur (quelques mois dans l’exemple). Tant que les points hauts et les points bas sont toujours plus hauts alors la tendance est définie comme haussière. Et inversement, si les plus récents points hauts et points bas sont plus bas que les précédents la tendance devient baissière. Il existe de nombreuses configurations, laissant apparaître parfois des formes géométriques, qui préfigurent un retournement de tendance ou au contraire une poursuite de tendance. Elles sont toujours construites à partir de sommets et de creux. L’horizon temporel d’anticipation est du même ordre de grandeur que la durée de la figure.
Exemples : Formes et figures géométriques
Le triangle rectangle baissier / haussier
L’analyse graphique : une histoire de sommets et de creux (2/3)
La droite de support horizontale exprime qu’un grand nombre de titres sont à l’achat au même prix et le cours n’ira pas plus bas tant qu’il reste des titres à l’achat à ce prix. La droite décroissante, construite à partir des sommets de plus en plus bas, montre que les vendeurs sont de plus en plus pessimistes, en tout cas plus que les acheteurs ne sont optimistes. Une fois la “barrière” des acheteurs vaincue, la voie est ouverter pour une baisse. Il est admis que si le cours persiste à l’intérieur du triangle (au-delà des ¾ environ de la longueur du segment servant de support), la baisse est invalidée. L’interprétation est inversée pour le triangle rectangle haussier (il faudra remplacer support par résistance, achat par vente, etc…).
Le losange rectangle baissier / haussier
La figure dite « en losange » (appelée également diamant compte tenu de sa rareté) , agit comme un “réflecteur”. Dans la deuxième partie de la figure de l’exemple, les creux débutent une phase ascendante alors que les sommets n’ont pas terminé leur phase de baisse. Un canal haussier se forme dans le canal baissier. Le losange obtenu anticipe une inversion de tendance. Le drapeau est la figure d’un marché indécis qui prend forme dans une tendance à plus long terme et anticipe une poursuite celle-ci. Dans l’exemple, après une dernière vague de hausse (hampe du drapeau) dans un marché haussier long terme, l’indice fait une pause dans le sens de la tendance.
L’analyse graphique : une histoire de sommets et de creux (2/3)
Un drapeau qui “lorgne” dans le sens de la tendance est une poussée en théorie d’Elliott.
Un exemple avec l’indice CAC40 :
L’analyse graphique : une histoire de sommets et de creux (2/3)
Dans l’exemple de l’indice CAC 40, en 2007, le creux d’août est plus bas que le précédent creux en mars. Lors du rebond qui a suivi, l’indice a créé en octobre un sommet E plus bas que le précédent sommet T. En novembre le marché a tenté d’inverser le mouvement en cours en créant un PB plus haut que celui d’août qui n’a pas été confirmé par le PH suivant. Au cours de ce mouvement l’indice a créé une forme classique caractéristique d’une inversion de tendance, en Epaule-Tête-Epaule (E-T-E). La rupture d’une droite formée à partir des derniers PB, appelée “ligne de cou”, confirme alors l’inversement de tendance. Une forme en double sommet (appelé également double top, soit la formation d’un M sur le graphique) permet également le tracé d’une ligne de cou et pourra être interprétée de la même façon. Inversement au cours d’un marché baissier, une forme en Epaule-Tête-Epaule inversée ou en double creux (appelé également double bottom, soit la formation d’un W sur le graphique) permet d’anticiper une tendance haussière.
Depuis janvier 2008 l’indice CAC 40 est résolument baissier. On peut alors construire à partir des PB toujours plus bas une droite de soutien (S) sur laquelle s’appuie le marché et à partir des PH une résistance (R) qu’on s’efforce de construire parallèlement à la droite de soutien. Le canal formé dans le cas présent a une amplitude de l’ordre de 20% et donne la tendance (la moyenne mobile est une autre méthode de détermination de tendance.
Le franchissement à la hausse de (R) ne sera pas un signal de retournement haussier mais simplement une atténuation de la pente baissière. Il faudra appliquer les règles précédemment définies sur les PH et PB des sommets et des creux pour définir le prochain mouvement haussier long terme, ce qui prendra vraisemblablement une durée de l’ordre de l’année.
Dans cette hypothèse le marché ne pourra pas être défini comme haussier, au mieux sur cet horizon, avant le deuxième semestre 2009 !
Que faire en attendant ?
Exploitation des mouvements intermédiaires et moyen terme
L’analyse graphique : une histoire de sommets et de creux (2/3)
 
En réalité les gestionnaires sont à la recherche de la meilleure performance, à l’affût de la moindre variation de cours : ils tentent de prévoir les “points tournants” exploitables du marché. La détection des sommets et des creux, afin d’optimiser les rendements en vendant au plus proche d’un sommet et en rachetant dans un creux, est donc la principale préoccupation de l’analyste utilisant ces méthodes.
Quand doit-il vendre ou acheter ? Le timing est sa seule obsession !
Il va donc s’intéresser aux cycles qui correspondent à son horizon temporel de travail. Sera-t-il annuel, mensuel, hebdomadaire, quotidien, horaire ?
Une fois la période de travail choisie, par exemple mensuelle dans le cas de l’exemple, l’analyste devra ignorer les cycles de périodes plus courtes. La durée moyenne entre 2 creux, ou 2 sommets (soit la durée d’un cycle) est de l’ordre de 5 mois, soit environs 100 jours ouvrés. Une moyenne mobile de 100 jours lissera correctement le cycle pour visualiser la tendance au même titre que la résistance (R) au cours d’une baisse, mais aura le rôle de (S) dans une tendance haussière.

Conclusion :

L’analyse graphique s’applique à tout type de cours (suite de valeurs numériques) : indices, actions, taux, matières premières … les mêmes outils et méthodes pouvant être appliqués à tous types d’actifs dès lors que son prix est déterminé par la confrontation d’une offre et d’une demande. Seule contrainte, disposer d’une liquidité suffisante, faute de quoi, l’investisseur peut alors, à lui seul, influencer le cours de l’actif par le passage d’un ordre important. On parle alors d’auto-réalisation.
Concrètement, il existe 3 sources principales d’information : les prix, les volumes et les positions ouvertes.
L’analyse technique part de 3 postulats :
● Le prix intègre toute l’information disponible à l’instant T
● Les prix évoluent en tendance
● L’histoire se répète (effet psychologique)
 

Tableau des indicateurs graphiques et techniques

Nous allons aborder les points de la liste ci-dessous, mais pour ne pas faire de redite, je me permets de rediriger chaque entrée vers les sites :
ABCBourse
  
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Dans chaque fiche vous retrouverez la définition de l’indicateur, son origine, des graphiques explicatifs et des exemples. Mais surtout, il y a une petite évaluation critique de l’indicateur ou de la méthode graphique.

Liste des graphiques et des indicateurs

Cette liste peut paraitre longue mais elle tente d’être le plus exhaustive possible.
Les Chandeliers Japonnais ABCB Wikipédia Wikipédia
Les Tendances ABCB Wiki
Les Triangles ABCB Wiki Investopia Investopia Investopia
Les graphiques points et figures ABCB Wiki Investopia Investopia
Les Moyennes Mobiles ABCB Wiki Investopia Investopia
La MACD ABCB Wiki Investopia Investopia
Les Bandes de Bollingers ABCB Wiki Investopia Investopia Investopia
La Stochastique ABCB Wiki WH
Le RSI ABCB Wiki Investopia
Le Mouvement Directionnel (ADX) ABCB ABCB ABCB ABCB Wiki Investopia
Le Volume ABCB ABCB Investopia
Les points pivots ABCB Investopia  Investopia
Le Parabolique SAR ABCB WH Investopia Investopia Investopia Investopia
Les Tête et Épaules ABCB Wiki Investopia Investopia Investopia Investopia
Ease of Movement ABCB Wiki Investopia
Rate Of Change (ROC) ABCB Wiki Investopia Investopia Investopia
Le Commodity Channel Index (CCI) ABCB Wiki Investopia Investopia Investopia Investopia
Chaikin Money Flow ABCB Wiki Investopia Investopia Investopia
Les Retracements de Fibonacci ABCB Wiki Wiki Investopia
L’Indicateur Trix ABCB Wiki Wiki Investopia Investopia
L’Indicateur Williams %R ABCB Wiki Investopia Investopia Investopia
L’Indicateur Zig-Zag ABCB Investopia
Les vagues d’Elliotte ABCB Wiki Wiki Investopia (5)
Le canal de Donchian ABCB Wiki Investopia Investopia Investopia
L’Average True Range Wiki Investopia Investopia
Heikin-Ashi et Hollow Candles ABCB Wiki Investopia Investopia Investopia Vidéo
L’indicateur Supertrend ABCB
L’oscillateur Awesome ABCB
Gruppy Moyennes Mobiles Multiples (GMNA) ABCB Investopia
Detrended Price Oscillator (DPO) ABCB Wiki Investopia
Les bandes de Keltner ABCB Wiki Investopia Investopia Investopia
La représentation Equivolume ABCB SC Investopia
La moyenne mobile de Hull ABCB
Volume Weighted Average Price (WWAP) ABCB Wiki Investopia Investopia Investopia
Ichimoku Kinko Hyo Wiki Investopia
Le Momentum Wiki WH Investopia Investopia Investopia
Quelques indicateurs supplémentaires depuis Investopia :

Comment utiliser l’analyse graphique ?

Essayons de répondre à cette question pas à pas avec quelques exemples précis.
Avertissement :
Dans les exemples ci-dessous, la méthode décrite fonctionne à chaque fois !
C’est la magie des exemples !
Dans la vraie vie réelle, les choses ne sont (malheureusement) pas aussi simples …

Choix d’un mode d’échelle

Jusqu’ici dans cet exposé nous avons considérer que le temps est intangible, certes, mais l’échelle des cours ne l’est pas du tout. La première question que doit résoudre l’analyste est celui du choix de l’échelle du graphique qu’il étudie. Il en existe deux principales, il s’agit de l’échelle linéaire (ou arithmétique) et l’échelle logarithmique.
L’échelle arithmétique vient naturellement à l’esprit et est facile à utiliser ; cependant, pour des études sur le long terme, l’échelle logarithmique offre une vision différente de l’évolution des prix en permettant de relativiser les variations dans le temps.
L’échelle arithmétique permet de tracer simplement et naturellement les prix  sur un graphique, en associant une graduation métrique (centimètre, millimètre, etc..) à un prix. Ainsi, pour une action passant de 1 à 10 EUR sur une période donnée, le passage de 1 à 2 euros sur un graphique en données arithmétiques accordera la même importance qu’un passage de 9 à 10 euros. En pourcentage, l’écart n’est pourtant pas comparable entre une hausse de 100% d’un côté et de 11 % de l’autre.
L’échelle logarithmique prend en compte les pourcentages et non le niveau absolu des prix. Sur le long terme, elle offre une vision différente de l’évolution des prix en permettant de relativiser les variations dans le temps.
Voyons ceci avec un exemple :
Les deux graphiques ci-dessus concernent la même valeur sur une même période. La seule différence est l’échelle utilisée. On se rend compte rapidement que le rapport est totalement différent entre l’échelle logarithmique et celle linéaire.
L’’échelle logarithmique est la plus pertinente pour une vision long terme, mais, dans la réalité à court terme, de nombreux chartistes ont recours à une échelle linéaire pour le tracé des figures et la fixation d’objectifs.
Sur le long terme, l’utilisation d’une échelle logarithmique est souvent rendue nécessaire pour le « confort de lecture » et le tracé de tendance.

Les supports et les résistances

Pour simplifier :
Les supports sont des niveaux sur lesquels les prix se sont « posés » à plusieurs fois. Plus un support a été testé avec succès, plus il est important et fort.
Les résistances sont des niveaux sur lesquels les prix ont été refoulés à plusieurs reprises. Plus une résistance a été testée avec succès, plus elle est importante.
C’est un peu le premier B A BA de l’analyse technique.
Il aussi savoir qu’un support peut devenir résistance et inversement. Voici un exemple sur l’action GEC :

Les droites de tendance

Pour la mise en évidence des tendances, les chartistes tracent des droites, dites « droites de tendance » ; Plus généralement, la tendance haussière est identifiée par une droite de support et la tendance baissière par une droite de résistance.
Par conséquence, un trading range est encadré par une résistance et un support.
Comment utiliser les droites de tendance ?
L’intérêt d’identifier des tendances est de pouvoir se positionner dans le sens de la tendance (achat ou vente), dans la direction imprimée par le marché, idéalement à proximité des droites de tendances.
Que faire en cas de rupture d’une droite de soutien ?
Il est fréquent que les cours testent et dépassent quelque peu leur droite pour mieux y rebondir. En revanche, si les cours enfoncent clairement cette droite (ce qui s’accompagne souvent de forts volumes), cette rupture représente un signal technique fort d’un changement de direction des cours. Dans ce cas, corréler l’information avec un autre indicateur comme le RSI.
Le pull back/throwback
Dans (environ) 80% des cas, lorsque un signal est donné (rupture d’un support ou d’une résistance), les cours reviennent assez rapidement tester le point de rupture dans l’autre sens. C’est ce qu’on appelle le pull back (rebond des cours suite à une sortie baissière de configuration) ou le throwback (lorsque les cours reculent après un signal haussier). Les traders considèrent ce mouvement comme une seconde chance de se positionner sur la valeur.
Voyons un exemple graphique avec la parité USD/CHF :

Les moyennes mobiles

Le choix de la période de référence ou de calcul est primordial dans la mesure où il détermine son aptitude à réagir à des fluctuations de cours. Quelle durée choisir ? Il n’y a de bonne réponse, cela dépend de la volatilité de l’actif et de votre horizon d’investissement. Par exemple , si votre horizon de trading est la semaine ou le mois au maximum, il est inutile de calculer une moyenne mobile à 200 jours !
Les moyennes mobiles Arithmétique ou Exponentielle permettent de confirmer une tendance et de  générer des signaux de rupture à la hausse comme à la baisse. Mais, dans ce dernier cas, ne pas hésiter à combiner deux moyennes mobile : une courte et une plus longue (en gros on arrive au momentum).
Voici un exemple sur le titre HERMES :
Comment choisir la période des moyennes mobiles ?
Le choix de la période de référence est primordial dans la mesure où il détermine son aptitude à réagir à des fluctuations de cours.
Quelle durée choisir ?
Il n’y a de bonne réponse, cela dépend de la volatilité de l’actif et de votre horizon d’investissement.
Dans la pratique, il est fréquent de rencontrer des moyennes à 10, 20 et 50 semaines pour une moyenne de moyen/long terme et de 5,10 , 20 et 50 jours pour du court terme.
La vraie réponse est : faites des tests (réguliers) et ne pas hésiter à corriger même d’une période ou deux votre durée.
Attention :
Les moyennes mobiles sont des indicateurs retard, le signal obtenu est d’autant éloigné du cours spot que la périodicité est longue.

Les retracements

Si les droites de tendances sont très utiles pour déterminer la direction (générale) du marché, elles  ne permettent pas d’identifier les objectifs « potentiels » de la valeur. La théorie chartiste s’est dotée de moyens permettant d’obtenir des objectifs qui s’avèrent parfois d’une grande précision. Parmi ces méthodes multiples, nous allons regarder les plus utilisées, accessibles sur la plupart des plateformes d’analyse technique :
  1. Les retracements de Fibonacci
  2. Les retracements de Gan
  3. les Speedlines.

Les retracements de Fibonacci

Fibonacci, mathématicien du début du XIII siècle, a découvert une série mathématique de chiffres qui possède des caractéristiques remarquables.
–          La somme de 2 nombres consécutifs est égale au nombre suivant :
U(n) = U(n-1) + U(n-2)
–          Lorsque n tend vers l’infini , le ratio entre un nombre et celui qui le suit est de 0,618 :
U(n-1) / U(n) = 0,618.
–          Le ratio entre un nombre et celui qui le précède est de 1,618 :
U(n) / U(n-1) = 1,618.
Le nombre 1,618 est appelé par les mathématiciens  »nombre d’or ».
Fibonacci a utilisé ce nombre d’or pour créer la suite de Fibonacci que l’on utilise en bourse avec les retracements suivants: 23.6 %, 38.2 %, 50%, 61.8 % et 100 %.
Ces « ratios » permettent de calculer le potentiel d’un mouvement des cours à la hausse comme à la baisse.
Sur la courbe USD/EUR, une tendance est identifiée en mauve entre un point haut et un point bas ; cette base (100%) permet de tracer (en pointillé) les retracements de Fibonacci. Nous constatons qu’à partir du point bas identifier un rebond des cours à bien lieux ! Il s’arrête dans la zone rouge de retracement calculé, merci M. Fibonacci !
Si vous continuez à suivre le graphique, vous constaterez que l’histoire se répète (encore) dans les jours suivants.

Les retracements de GANN

Les retracements de Gann repose sur les mêmes principes que ceux de Fibonacci, la différence tient ici aux ratios utilisés. Gann a identifié (par observation) plusieurs niveaux de retracements : 25%, 37.5% , 50% , 62.5% et 75% . Suite à ses travaux, Gann attribua une importance particulière relative au retracement de 50%.
Voyons ceci avec le graphique de CAPGEMINI :

Les droites de vitesse ou Speedlines

Vous trouverez une descriptions très claire sur ABC Bourse : Les Fans lines et Speedlines Ou sur INVESTOPIA : Speed Resistance Lines

Les figures de continuation

Pour les points suivant, nous utiliserons les pages d’exemples donnés par la site ZoneBourse :
1 – Le canal de tendance
2 – Les flags
3 – Les triangles
4 – Les pennants

Les figures de retournement

1 – Les biseaux (ou wedges)
2 – V bottom et V top
3 – Double bottom et double top
4 – Tête-épaules
5 – Rounding Top et Rounding Bottom

L’analyse des « gap »

ZoneBourse : analyse des GAP

L’utilisation des volumes

1 – L’On Balance Volume (OBV)
2 – L’accumulation/distribution volume
3 – Indicateur de Chaikin
4 – Accumulation/distribution de LARRY WILLIAMS

Articles complémentaires

From Investopia : Make Money With the Fibonacci ABC Pattern

Histoire de l’Analyse Technique

Après quelques années de discussion (de salons) il est maintenant reconnu que cette discipline est inventée au XVIIIe siècle par les Japonais qui l’utilisaient afin de prévoir l’évolution des cours du riz. Ce qui est compréhensible vu la dépendance de ce pays a cette céréale. Plus ou moins oubliée pendant quelques siècles, la discipline est remise au goût du jour grâce à l’Américain Charles Henri Dow, dont on donnera son nom à l’indice américain de Wall street. En effet il  démontre toute l’utilité de l’analyse technique dans le processus d’investissement et de formation des prix sur les places boursières du XXe siècle.
A partir des années 1930, Ralph Nelson Elliott révolutionne la technique en mettant en évidence les fameuses « Vagues d’Elliott ».  Au cours du siècle, la méthode se popularise énormément jusqu’à être utilisée sur toutes les places financières du monde. Entre les années 30 et le début des années 90, l’analyse technique végète un peu … mais l’arrivée des marchés électronique et des premiers ordinateurs abordable, la disciple évolue rapidement et prend son envol.
En premier appelée analyse graphique du fait de sa nature, cette discipline finit par prendre le nom d’analyse technique et prend de « l’étoffe » en intégrant des bases techniques fondées sur les mathématiques calculatoires ou probabiliste. De grands noms émergent à cette période, comme Steve Nison qui reprend et adapte la méthode des chandeliers japonais ou bien John Bollinger et ses fameuses Bandes.
En premier appelée analyse graphique du fait de sa nature, cette discipline finit par prendre le nom d’analyse technique et prend de « l’étoffe » en intégrant des bases techniques fondées sur les mathématiques calculatoires ou probabiliste. De grands noms émergent à cette période, comme Steve Nison qui reprend et adapte la méthode des chandeliers japonais ou bien John Bollinger et ses fameuses Bandes.
Finalement l’Analyse Technique est une discipline relativement jeune, une discipline où le « sexisme » n’existe pas et où la gente féminine est bien représentée. La relative jeunesse de cette discipline comporte encore des « maîtres » bien vivant comme en témoigne les photographies illustrant la partie 3 de cette exposé.
Je vous propose une petite vidéo pour compléter ce sujet :
Historique de l’analyse technique.
Source :  https://www.mataf.net/fr

Les grandes figures de l’Analyse Technique

Plutôt que faire de la redite, je vous propose des liens sur les fiche Wikipédia (ou autres sites) pour quelques personnes clés de l’analyse technique.

Munehisa Honma

Le pionnier historique de l’analyse techniques.
Il a amassé une immense fortune en jouant sur le prix du riz. Honma fut également consultant financier pour le gouvernement japonais.

Fibonacci

S’il est connu pour la suite de Fibonacci, il joue surtout un rôle d’une importance considérable en faisant le lien entre le savoir mathématique des musulmans, notamment des chiffres indo-arabes, et l’Occident.
Sa fiche sur Universalis.fr

Charles Henri Dow

Le précurseur moderne le l’analyse technique.
Il laissera à la postérité ce que l’on appel la « Théorie de Dow » et sont nom restera associé avec celui d’Edward Jones pour fonder le fameux indice de la bourse de New York : le Dow Jones.

Ralph Nelson Elliott

Ralph Nelson Elliott, l’inventeur de ce l’on appelle maintenant les vagues d’Elliott
Fiche Wikipédia en français et sa théorie des vagues.

William Delbert Gann

William Delbert GANN (06/06/1878, 18/06/1955) était un opérateur de marché sui développa plusieurs méthodes chartistes dont les fameux retracements de GANN.
M. GANN expliqua sa méthode d’utilisation des angles de GANN dans sa publication la plus connue maintenant : The Basis of My Forecasting Method (1935).

J. Welles Wilder Jr.

J. Welles Wilder Jr. nous laissera ses travaux sur les indices d’analyses techniques comme :

Linda Bradford Raschke

Linda Bradford Raschke
En 1995, Raschke quo-écrit  le best seller « Street Smarts—High Probability Short Term Trading Strategies »  (PDF) avec  Laurence A. Connors.
Un exemple du travail de Laurence A Connors : S&P500 Trading with ConnorsRSI 

Larry R. Williams

Sa fiche Wikipédia
Sa contribution Majeur : Williams %R
Une vidéo de promotion : ireallytrade

George Lane

Sa fiche anglaise en.wikipedia
Sa fiche française fr.wikipedia
Sa contribution à l’analyse technique : Stochastic Oscillator

Marc Chaikin

Sa fiche Wikipédia : Marc Chaikin
Pionnier du trading algorithmique : Algorithm
Ses travaux sur :

Dr. Alexander Elder

Sa fiche Wikipedia : Alexander Elder
Ses vidéos didactiques sur Youtube

Bill Williams

Sa fiche Wikipédia : Bill Williams
Un exposé de ses indicateurs et de leur utilisation : Trading Indicators 

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John Murphy


Steve Nison

Sa principale contribution :  New Candlestick Charts
Sa fiche sur cmtassociation.org : Steve Nison
Son traité majeur : Japanese-Candlestick-Charting-Techniques

John Bollinger

Sa fiche sur Wikipédia.fr :  John Bollinger
Sa fiche sur Wikipédia.en : John Bollinger
Deux  vidéos didactiques (sur Investopia) :


Logiciels d’analyse technique

Après toutes ces pages et ces lignes vous comprenez qu’avec un papier et un crayon on n’avance pas très vite !
C’est pourquoi l’utilisation d’un logiciel s’impose.
Il existe sur le marché des logiciels divers et variés qui rendent ce service ; sans oublier la connexion aux marchés et les bases de données de cours, prix, etc…

Les logiciels « Boursiers »

Ce que l’on appelle communément un « logiciel boursier » recouvre un spectre assez large de logiciels informatiques dédiés à l’investissement en bourse. Leur diversité et la multitude de fonctionnalités qu’ils offrent rend tout comparatif compliqué à réaliser. Au demeurant, à partir d’un certain niveau d’expertise, certains logiciels apparaissent comme incontournables. A chacun de faire son expérience…

Les logiciels de visualisation : pour représenter les cours

Les logiciels boursiers les plus basiques permettent simplement d’importer le cours d’un actif (action, indice, etc.) et de le visualiser sous différentes formes : chandeliers japonais, courbe, graphique en barre, etc. Avec ce type de logiciel, il est parfois possible de tracer des droites de tendances et de faire des annotations mais on peut rarement faire plus. Il y a quelques années encore les cours gratuits étaient diffusés avec 15 mn de différé mais beaucoup de sites affichent maintenant gratuitement les cotations en direct. Ce type de logiciel est idéal pour débuter en bourse. Ils permettent de se familiariser avec les modes de représentations des cours et des volumes ; mais leurs limites apparaissent rapidement…

Des logiciels plus techniques : calculer et afficher des indicateurs

Il s’agit d’une catégorie de logiciels boursiers un peu plus évolués qui offrent des outils d’analyse technique. Ils intègrent généralement les indicateurs les plus courants comme les moyennes mobiles, le RSI, la MACD, etc. Les paramètres de ces indicateurs so nt modifiables par l’utilisateur, ces fonctionnalités minimales sont toutefois suffisantes pour envisager de trader un actif avec un minimum d’aide à la décision. Il est également possible de tracer des résistances / supports ainsi que des canaux d’évolution à même le graphique.

Comment choisir un logiciel d’analyse technique ?

Il est très difficile de répondre à cette question !
Un logiciel peut être bon pour vous mais inutile pour quelqu’un d’autre. Surtout , un logiciel doit se choisir suivant l’utilisation que vous voulez en faire. Rien ne sert d’investir dans une plateforme qui donne beaucoup d’indicateurs et d’alertes d’achats et de ventes en temps réel si vous n’êtes pas un « day trader » constamment devant son écran. Le plus est souvent l’ennemi du bien.
Le seul conseil à donner est : commencez par un outils simple (voire basique) quitte à progresser plus tard. Les quelques services gratuits sur le net ou par votre établissement bancaire représentent un excellent début…

Liste des principaux logiciels du marché

Pas besoin de formation en trading pour utiliser un logiciel de bourse. Que vous fassiez du trading long terme, du swing trading, du day trading, ou de l’intraday en mode scalper agressif, la plupart des logiciels ci-dessous vous conviendront même si aucun n’est vraiment spécialisé sur un type de trading en particulier. Ceux qui ont le plus évolué proposent aussi une version en ligne ainsi que des applications pour smartphones et tablettes.

  Merops Vidéo
Waldata Video
Aldexia
Axial Finance Video
Metastock Video
Metatrader4 Video
Tradestation Video
J Stock Chart JStock Chart Video
  ProRealTime Video
  QTStalker Video
  StockCharts Video
Certain de ces logiciels offrent la possibilité de coder dans un méta langage propriétaire, ce qui est puissant mais qui nécessite un temps certain  d’apprentissage incompressible.

L’analyse technique en ligne

 

Le plus basique :

Yahoo Finance 
Sur Yahoo Finance, faites-vous assister dans votre gestion financière grâce à toute une gamme d’informations gratuites, de graphiques et d’indicateurs techniques.
Basique mais gratuit et disponible avec une simple connexion internet.

Un cran haut dessus :

 
Dans cet espace entièrement réservé à l’analyse graphique, retrouvez au quotidien les scénarios de court et moyen terme de l’indice Cac 40 et des 250 valeurs du Cac All tradable, parmi lesquelles est déterminée chaque matin une « valeur du jour ». Le pétrole et la parité euro/dollar sont également analysés dans cette rubrique.Nous mettons surtout à votre disposition de nouveaux outils qui vous permettent de cibler les actions susceptibles de changer de tendance.

N’oublions pas les solutions des salles de marchés comme :

 
BLOOMBERG
Fiche Wikipédia ; Bloomberg 
La chaîne YupTube  : Bloomberg TV 
Sans oublier : le Terminal Bloomberg
SIX TELEKURS
Fiches :  en.Wikipédia  ou  fr.Wikipédia
Pour les nostalgiques :   Fininfo
Sélection Vidéo
 
THOMSON REUTERS
Fiches : en.Wikipédia ou fr.Wikipédia
La chaîne Youtube : THOMSON REUTERS
Pour les nostalgiques : REUTERS
 

Quelques conseils aux débutants

Comment débuter ?

En premier conseil : Entrainez-vous.
En deuxième conseil : Entrainez vous !
Etc …
Nous n’allons pas citer Sun Tzu et son « Art de la Guerre » ; mais il faut retenir ce point : emmener au combat une armée non entrainée c’est la défaite assurée.

Comment s’entrainer ?

Sun Tzu : Tout le succès d’une opération réside dans sa préparation.

La méthode la plus simple, à mon avis, est d’extraire une série de données sur une valeur, un indice ou une devise de date à date. Par exemple l’indice Dax30 du 02/01/2016 au 01/03/2017. Vous remarquerez que les dates les plus récentes ne font par parties de échantillon !
C’est là que commence l’entrainement.
Avec ces 424 données, vous allez vous amuser à « prédire » les cours pour la période suivante. Vous pouvez utiliser tous les types de graphiques et tous les indicateurs possibles. Vous faite votre début d’expérience.
L’exercice n’est pas aussi simple que ça …
Finalement, comparez votre travail avec la réalité.
Comme cité un peu plus haut dans cette article vous pouvez utilisé les outils gratuit de votre banque ou d’autres outils du net.
Un exemple de travail sur le DAX30:
N’hésitez pas à répéter ce type d’exercice plusieurs fois avec des valeurs différentes que vous ne connaissez pas, c’est important pour ne pas chercher à démontrer ce que savez déjà !

Et Ensuite ?

Quand vous vous sentirez bien, c’est à dire ne pas perdre d’argent systématiquement, vous pouvez passer dans le monde réel.
Par contre, surtout au début, investissez des sommes raisonnables en respectant l’axiome de base : je n’investit pas plus que ce que peux me permettre de perde.
Terminons sur une dernière citation de Sun Tzu :

Ne répétez pas les mêmes tactiques victorieuses, mais adaptez-vous

aux circonstances chaque fois particulières.



Quelques liens pour aller plus loin

Une étude HEC de 1998 : Introduction à l’Analyse Technique (Format PDF) (Auteur : inconnu)
Un peu de culture :  Histoire des bourses de valeurs
la tulipe : histoire de la première bulle spéculative
Un petit site (amateur ?) : Analysetechnique.org
Peut on gagner en Bourse avec l’analyse graphique ?
Aller, un peu de mathématiques :
  Marche Aléatoire
Technical Analysis
EduBourse : Quelques indicateurs techniques
Un complément sur les vagues d’Elliot : Fractale et Vagues d’Elliot  depuis : Bonds and Shares.com
Un site intéressant : Mc Clellan Financial Publication
Une vidéo YouTube sur les suites (Fibonacci) : Le nombre d’orMicmaths

Les ressources de cet article

Les ressources documentaires

abcbourse.com
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Page Youtube d’Investopia : Investopia Channel
Lien vers Investopia Group
Whselfinvest
Quelques vidéos didactiques : Whselfinvest TV

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