Articles

BCE et les créances douteuses
Mai

4

2018

BCE et les créances douteuses


La BCE pourrait renoncer à ses règles sur les créances douteuses

Sur ce sujet, voici le texte de l’article publié par l’Agefi le 23 avril 2018

La Banque centrale européenne (BCE) envisage de renoncer à imposer des règles qui auraient obligé les banques à constituer des réserves supplémentaires pour couvrir leur stock de prêts non remboursés, au vu des réactions pour le moins négatives que son initiative suscite, indique Reuters. La BCE se demande s’il faut encore prendre des initiatives sur le stock de NPL existants «suivant les progrès accomplis par chaque banque prise individuellement», a indiqué une porte-parole de la BCE, ajoutant que rien n’avait encore été décidé. Le Mécanisme de surveillance unique (MSU ou SRM) de la BCE se penchera sur la question le mois prochain et une décision devrait intervenir en juin, selon l’une des sources.
Les banques de la zone euro, en particulier celles de Grèce, d’Italie et du Portugal, portent encore un encours de créances douteuses (NPL) de 759 milliards d’euros. Si les règles envisagées par la BCE étaient abandonnées, la BCE continuerait néanmoins de faire pression sur les banques qui ont des difficultés en la matière en usant de ses prérogatives habituelles, ont déclaré des sources de banque centrale. Par ailleurs, la BCE fait face à l’opposition de plusieurs membres du Parlement européen, en particulier italiens, et d’autres groupes de pression sur la question des créances douteuses à venir. Les parlementaires font valoir que l’institut d’émission empiète sur leurs plates-bandes lorsqu’elle veut faire adopter des textes valables pour l’ensemble du secteur bancaire, au lieu de s’attaquer aux problèmes au cas par cas. Une étude d’impact par les services de la BCE, simulant une application des règles de flux au stock des NPL des banques de la zone euro, a mis en lumière des risques pour le système financier. Le MSU est parvenu à un résultat plus rassurant en prenant pour hypothèse que les banques continueraient de réduire leurs stocks de NPL comme elles le font depuis deux ans, conséquence de la pression exercée par la BCE mais aussi d’une croissance économique dynamique de la zone euro, qui aide à emprunter mais attire également les acheteurs pour ce type de créances.
fr.wikipedia.org/wiki/Agefi
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BREXIT et Union Douanière
Mai

2

2018

BREXIT et Union Douanière

 

Un très bon article de Challenge sur le Brexit et l’union douanière.

Par Challenges.fr le 02.05.2018

Theresa May réunit ce mercredi 2 mai ses ministres concernés par le Brexit pour discuter du futur arrangement douanier avec l’Union européenne, sur lequel son Parti conservateur se déchire.

Le Brexit pose définitivement beaucoup de problèmes au Royaume-Uni et celui de l’union douanière en fait parti. Theresa May réunit ce mercredi 2 mai ses ministres concernés par le Brexit pour discuter du futur arrangement douanier avec l’Union européenne, sur lequel son Parti conservateur se déchire, mais il faudra sans doute des semaines pour arrêter la position de Londres, selon David Lidington, le numéro deux du gouvernement britannique. « Je pense que nous allons avoir aujourd’hui une première discussion utile mais je m’attends à ce que nous parvenions à une conclusion dans les quelques prochaines semaines », a déclaré le ministre d’État au Bureau du Cabinet sur l’antenne de Sky News. Le Royaume-Uni doit sortir formellement de l’Union européenne dans moins d’un an, le 29 mars 2019.
En mars dernier, les dirigeants européens ont adopté les lignes directrices des négociations sur les relations futures ….
La suite sur … Challenge.fr

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Qui remplacera le LIBOR en 2021 ?
Avr

25

2018

Qui remplacera le LIBOR en 2021 ?


La disparition du Libor pour 2021

En juillet 2017, Andrew Bailey, le directeur de la Financial Conduct Authority (FCA), a annoncé la disparition prochaine du LIBOR. Cette décision fait suite aux scandales des dernières années, qui ont ébranlé l’indice servant de taux de référence interbancaire.

Petit résumé de la vie du LIBOR

Le LIBOR (London Interbank Offered Rate), est le taux auquel les grandes banques se prêtent de l’argent entre elles « sans garantie ». Il est estimé tous les jours, par la contribution d’un « panel » de banques, sélectionnées par l’IBA en charge de publier quotidiennement les taux officiels retenus.
Le LIBOR est publié dans plusieurs devises :  l’USD, le GBP, le JPY, le CHF et l’EUR. Selon la devise, entre 6 et 16 banques contribuent aux données. Il est à noter que l’EUR LIBOR diffère de l’EURIBOR (European InterBank Offered Rate). Le premier est le taux auquel les banques du « panel » estimeraient pouvoir emprunter à une autre banque, le deuxième est ce même taux d’emprunt mais estimé par les 57 banques de la zone EURO.

La naissance du LIBOR

Au début des années 1980, les institutions financières londoniennes ont fait état d’un besoin important de benchmark pour les taux de prêt bancaires. Ce benchmark était notamment nécessaire pour calculer les prix de produits financiers tels que les intérêts, les swaps et les options. Sous la direction de la British Bankers´ Association (BBA), de nombreuses démarches ont été entreprises dès 1984, qui ont conduit en 1986 à la publication des premiers taux LIBOR .

Calcul et publication des taux LIBOR

Les taux LIBOR sont donc calculés sur la base de données communiquée par le « panel », qui indique quotidiennement à quel taux elles peuvent prêter et emprunter (LIBID) sur le marché interbancaire, pour différentes échéances :
  • overnight
  • 1week
  • 1 month
  • 2 months
  • 3 months
  • 6 months
  • 1 year (360 jours)
  Ensuite, les taux les plus éloignés de la moyenne à savoir, les 25% les plus élevés et les 25% les plus faibles sont exclus ; les données restantes dont lissées pour en déduire les cotations officielles. Ces calculs sont sur la base de transactions hypothétiques et non réelles, dans la mesure où ce « panel » n’emprunte pas tous les jours des montants significatifs à toutes les échéances possibles.
Pour plus d’informations je vous conseil le site Global Rates d’où sont tirer les informations précédentes.
 

Le scandale qui a ébranlé le LIBOR

Les accusations portaient contre des banques du panel, soupçonnées de manipuler les taux pour que cela leur soit favorable. Plusieurs grandes banques se sont alors vues infliger de fortes amendes ; plus de 10 milliards de dollars pour Barclays, Royal Bank of Scotland (RBS), Union des Banques Suisses (UBS)  ou Deutsche bank. Pourquoi manipuler le taux LIBOR ? Une banque moins solvable est une banque à qui ses concurrentes proposent des taux d’emprunts plus élevés pour rémunérer ce risque de crédit. Elle devrait donc légitimement contribuer des taux d’emprunts plus élevés que les autres banques du « panel ». Mais pour continuer à bénéficier de taux faibles et masquer ses faiblesses, elle va contribuer des taux ‘faussement’ bas. Cependant une banque ne peut ‘tricher’ seule ; pour que la contribution à la baisse soit prise en compte dans la cotation officielle du LIBOR, il faut qu’elle reste dans la moyenne. Plusieurs banques doivent donc s’accorder pour revoir à la baisse leurs contributions.
Dans les 3 mois qui suivirent la crise des subprimes de 2008, Wall Street a contesté les taux communiqués par la BBA (Britisk Banker’s Association), masquant ainsi la santé fragile des banques, et pointant du doigt leur responsabilité dans la crise financière.
La BBA a depuis été remplacée par l’IBA (InterContinental Exchange Benchmark Administration).

Quel remplaçant pour le LIBOR ?

Le Sterling OverNight Index Average (Investopia, Wikipédia) en Grande-Bretagne, et le SOFR (Secured Overnight Financing Rate) pour les Etats-Unis pourraient prendre la relève du LIBOR pour l’overnight.
Les prochaines actions à mener pour les banques, suite à la disparition de cet ’indice de référence, sont de ne plus mentionner le LIBOR en taux de référence dans les nouveaux contrats, et de remplacer progressivement ce taux par le nouveau taux de référence dans les contrats toujours en vie.
Les banques du « panel » se sont cependant engagées à contribuer les taux LIBOR jusqu’en 2021. Il se peut même que le Libor en dollar US existe encore au-delà de 2021.

Documentation et liens

Présentation du LIBOR (en) sur Global-Rates : Libor Information
Étude parue sur bis.org : What drives interbank rates ? 
Un article Le Figaro : Libor, comprendre ce scandale qui fait trembler les banques 

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Après le LIBOR USD Le SOFR
Avr

18

2018

Après le LIBOR USD Le SOFR

Suite au scandale du LIBOR, les marchés USD sont à la recherche de nouveau taux de référence court terme (jusqu’à 12 mois).
Pour l’€uro le problème est réglé avec l’EONIA et l’EUROBOR.
Pour ce faire, la Réserve fédérale de New York (Federal Reserve Bank of New York) a présenté, en cette fin de premier trimestre 2018, son indice de remplacement du LIBOR USD : le Secured Overnight Financing Rate ou SOFR.
Comme pour le LIBOR $, ce nouveau taux de référence, est destiné à être utiliser pour fixer les taux d’instruments financiers comme les TCN, les CD ou les Loans Bancaire (emprunts bancaires à cours terme < 12 mois, …).
Suite au scandale du LIBOR, les marchés USD sont à la recherche de nouveau taux de référence court terme (jusqu’à 12 mois). Pour l’€uro le problème est réglé avec l’EONIA et l’EUROBOR.
Pour ce faire, la Réserve fédérale de New York (Federal Reserve Bank of New York) a présenté, en cette fin de premier trimestre 2018, son indice de remplacement du LIBOR USD : le Secured Overnight Financing Rate ou SOFR. Comme pour le LIBOR $, ce nouveau taux de référence, est destiné à être utiliser pour fixer les taux d’instruments financiers comme les TCN, les CD ou les Loans Bancaires (emprunts bancaires à cours terme < 12 mois, …).
Alors que le LIBOR est déterminer par les traders d’un pool de banques internationales basées à Londres (voir les liens en fin d’article sur ce sujet) ; le SOFR reflète lui les taux des opérations (réelles) de prises en pension (Repos) effectuées par le Trésor Américain. Il convient de noter que nous ne sommes plus dans l’estimation d’une douzaines de traders mais sur un volume moyen journalier de 800 milliards de dollars américain !
A noter également qu’avec le SOFR, le CME prévoit le lancement d’un contrat à terme dans contrat de l’année 2018.

Liens externes

Publications (PDF) :

Federal Reserve Bank of New York : SOFR
CME : SOFR Futures Contract  

Le scandale du Libor

Le Monde.fr : Le scandale de la manipulation-du Libor
Huffingtonpost.fr : Scandale Libor
Le Figaro.fr : Libor, le scandale qui fait trembler la planete finance
La Tribune.fr : Scandale du Libor
Investopia : Libor scandal
Le Nouvelobs.com/rue89 : Le scandale du libor explique aux nuls

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ALM_Bancaire
Avr

10

2018

ALM_Bancaire


ALM : Asset-Liabilities Management ou Gestion Actif-Passif
Rattaché à la direction financière l’ALM est le métier dans la banque qui s’occupe de prémunir la banque contre le risque de liquidité et contre le risque de taux
En analysant l’écoulement du bilan et à l’aide de prévisions micro et macro-économiques, il prévoit la mise en place d’instruments de couverture afin de garder l’équilibre entre les emplois et les ressources et d’éviter l’exposition au risque de taux
Il assure également le respect des ratios imposés par les régulateurs
Voir l’article …

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Le code ISIN
Avr

5

2018

Le code ISIN

Quel financier n’a pas déjà rencontré de code ISIN ?

Mais que signifie ce code ?

Comment est-il construit ?

A quelles normes renvoie-t-il ?

Nous allons essayer de répondre à ces questions.

Signification « ISIN »

L’acronyme I.S.I.N signifie : International Securities Identification Number. Au début, les codes ISIN n’étaient considérés que comme un moyen secondaire d’aide à l’identification des titres, utilisés exclusivement pour la compensation et les règlements. Ces dernières années, les pays européens continentaux ont fait des codes ISIN leurs identifiants principaux pour les titres.
Depuis le 30 juin 2003, il est indispensable pour la passation d’un ordre de Bourse et le traitement des règlements/livraisons.
Les sicav, les fonds communs de placement et les autres instruments financiers cotés ont adopté le code Isin en lieu et place de l’ancien code Sicovam.

ISIN code rules the financial world

Application aux instruments financiers

Valeurs codifiée ISIN

Les valeurs pour lesquelles le code ISIN est applicable sont :

Exemples :

Action VIVENDI : FR0000127771
Action APPLE : US0378331005
Indice CAC40 : FR0003500008
OAT 5% 25APR26 : FR0010916924
Action ORANGE : FR0000133308

Attention :

Le code ISIN identifie un titre financier, et pas le marché sur lequel un titre est négocié ; ce n’est donc pas un symbole boursier.
Par exemple, la banque internationale HSBC Holding PLC : Un seul code ISIN pour la valeur (GB0005405286) mais plusieurs places de cotation en devises différentes :

HSBC stock symbols

ISIN GB0005405286
UK HSBA
Hong Kong 5
ADR HSBC
France HSB
Bermuda HSBC.BH
ADR CUSIP 404280406
City Value Direction Devise Deviation
London GBp  (HSBA) 654.20 Down GBp -9.40
Hong Kong HKD (0005) 72.40 Down HKD -1.15
New York USD (HSBC) 47.45 Up USD 0.11
Paris EUR (HSB) 7.53 Down EUR -0.10
Source : http://www.hsbc.com/investor-relations/shareholder-information
Puisqu’un ISIN ne définit pas de place de négociation ni une devise, un autre identifiant propre à la place de négociation doit être utilisé.
Par exemple pour Euronext : HSB.PA (HSBC)
Des codes d’identification propre à des fournisseurs de données de marché sont aussi disponible comme le code RIC (Reuters Instrument Code) ou la codification Bloomberg (Ticker).
Pourtant une norme (ISO 10383) existe : MIC (Market Identification Code). Le code MIC est constitué de quatre lettres et doit être ajouté à un code ISIN pour préciser le lieu de vente/compensation et la devise.

Historique

L’idée d’une unification des marché européens remonte à 2001 ; mais seulement en 1989 que le groupe de travail ad ’hoc préconise l’adoption du code ISIN comme standard international pour les titres financiers.
Dans la foulée est créée l’Association of National Numbering Agencies (ANNA) et L’Organisation internationale de normalisation (ISO) désigne l’ANNA comme autorité compétent pour l’attribution des code ISIN. Le code ISO 6166 est publié à la même occasion.
Pour finir, le code ISIN devient obligatoire le 30 juin 2003 pour les marchés européens continentaux des valeurs mobilières au sens large du terme.
Aujourd’hui l’association ISIN fonctionne à merveille !
Voire : isin.org/fr/

security lock

Construction du code ISIN

Tableau synthétique :

Composition du code ISIN

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Code du pays Code Interne Clé de contrôle

Constitution :

Le code ISIN est donc composé de douze (12) caractères alphanumériques :

Code alphanumériques

Numérique Lettres
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Les deux premiers caractères sont toujours deux (2) lettres indiquant la nationalité de la valeur suivant la norme ISO 3166-1 sous partie de la norme ISO 3166 (définit un code pour la quasi-totalité des pays du monde).
Exemple :
  • GB à Grande Bretagne (UK)
  • US à Etats Unis d’Amérique
  • HK à Hong Kong
  • FR à France
Les caractères suivants de position 3 à 11 sont une composition alphanumérique attribuée par l’instance de codification nationale et complété à gauche par des 0 (zéro). Ce code est (parfois) appelé NISIN. Je vous laisse le soin de calculer le nombre de combinaisons possibles … sinon voir : Combinaison_(mathématiques).
En France, Euroclear attribue les NSIN, seulement numérique, pour les titres antérieurs à l’adoption de cette norme, le code SICOVAM est utilisé comme NSIN pour les suivants.
Le dernier caractère est toujours numérique, c’est un « flag » de contrôle permettant d’assuré la validité du code ISIN.
Quel code pays est attribué aux émissions internationales ?
Tous simplement et par convention le code « XS » !
Il est même possible d’utiliser le code ISIN pour des instruments non listés comme une valeur de Private Equity (Investissement privé) avec la démarche suivante :
  1. Choisir un code pays absent de la norme 3166-1
  2. Choisir (aléatoirement) les caractères alphanumériques
  3. Calculer la clé de contrôle
Ce code a uniquement une valeur pour l’entreprise financière créatrice du code, mais cette démarche permet de rationaliser le référentiel valeurs.

Calcul du contrôle :

Table de passage des caractères :

Table de conversion des caractères

1=1 2=2 3=3 4=4 5=5 6=6 7=7 8=8 9=9
A=10 B=11 C=12 D=13 E=14 F=15 G=16 H=17 I=18
J=19 K=20 L=21 M=22 N=23 O=24 P=25 Q=26 R=27
S=28 T=29 U=30 V=31 W=32 X=33 Y=34 Z=35
Description pas à pas :
  1. Etape 1
Prendre les 11 premiers caractères De la position 1 à la position 11
  1. Etape 2
Convertir toutes les lettres en nombres via la table de conversion ci-dessus. Si le nombre obtenu est supérieur ou égal à 10, prendre les deux chiffres du nombre séparément (exemple : 26 devient 2 et 6).
  1. Etape 3
Pour chaque chiffre, multiplier sa valeur par deux si sa position est impaire en partant de la droite. Si le nombre obtenu est supérieur ou égal à 10, garder les deux chiffres du nombre séparément (exemple : 14 devient 1 et 4).
  1. Etape 4
Sommer de tous les chiffres obtenus à l’étape 3.
  1. Etape 5
Soustraire cette somme de la dizaine supérieure ou égale la plus proche
Exemples :
  • si la somme vaut 22, la dizaine « supérieure ou égale » est 30, la clé vaut donc 8
  • si la somme vaut 30, la dizaine « supérieure ou égale » est 30, la clé vaut donc 0
  • si la somme vaut 31, la dizaine « supérieure ou égale » est 40, la clé vaut donc 9
  • Etc …
Voilà, la clé de contrôle est trouvée ; CQFD !

Exemple concret

Calculer le code ISIN de SANOFI ?
  • Le code SICOVAM est 000012057.
  • Le pays d’origine est donc la France
Vous avez trouvé ?
La réponse est donc :  8
Soit pour le code complet : FR0000120578

Quels liens pour aller plus loin :

https://www.annaservice.com/anna/annaisin/login.jsp/
https://www.banque-france.fr/search-es?term=ISIN
http://www.isin.org/fr/ ou http://www.isin.org/fr/isin/
https://en.wikipedia.org/wiki/International_Securities_Identification_Number
https://www.annaservice.com/anna/annaisin/login.jsp/
https://www.iso.org/standard/44811.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/ISO_6166
https://isin.com/cusip/
https://www.isin.net/isin/

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Brexit et les Chambre de Compensation
Avr

3

2018

Brexit et les Chambre de Compensation


Le Brexit pose un problème pour les Chambres de Compensation des produits OTC, Swap et dérivés compensés.

Quid de leur localisation future ?


A ce sujet, voici le texte de l’article publié par l’Agefi le 3 mars 2018
Source : Compensation, la bataille de la Manche
(Reproduit tel quel car il est très bien fait et très clair)

Compensation, la bataille de la Manche

© L’AGEFI

La Commission européenne veut rapatrier sur le continent les chambres de compensation. Les États membres achoppent sur leur supervision.

L’annonce, en juin dernier, avait résonné dans toute l’Europe. La Commission européenne entend rapatrier sur le continent européen les chambres de compensation (CCP) de la City. Plus exactement, elle a mis sur la table une série d’amendements au texte Emir, afin de relocaliser les entités n’appartenant pas à l’Union européenne et traitant une part « systémique » d’opérations en euros. Une attaque contre LCH, une filiale du London Stock Exchange Group qui compense 95 % des swaps de taux d’intérêt négociés de gré à gré (« over the counter »). « Les contreparties centrales représentent une partie du secteur financier qui gagne en importance et dont le poids systémique a augmenté. [Dans ce contexte], le retrait prévu du Royaume-Uni de l’Union européenne aura un impact considérable sur la réglementation et la surveillance de la compensation en Europe », a diplomatiquement expliqué Bruxelles.
Dans  le détail, le texte est complexe. Le projet prévoit la création d’une nouvelle structure au sein de l’Esma (European Securities ans Markets Authority), la « CCP Executive Session », chargée de superviser les CCP du continent et de classer les non européennes selon leur risque systémique. Pour les plus « substantiellement systémiques », l’option de la relocalisation reste ouverte – une décision de la Commission sur proposition de l’Esma.
Comme souvent, le texte divise toutes les parties. Parmi les plus enthousiastes, on trouve la Banque centrale européenne (BCE), ravie de mieux asseoir sa surveillance de l’euro. « C’est une initiative nécessaire », a déclaré son président Mario Draghi en février. « Le régime actuel n’a pas été conçu pour gérer une somme importante de ‘clearing’ en euros hors de l’Union européenne (UE) », a-t-il ajouté, demandant à finaliser le texte avant la sortie effective de Londres de l’UE prévue en mars 2019. Point non négligeable, le projet donne un rôle important à l’institution de Francfort, qui deviendrait membre permanent de la « CCP executive session » et y aurait des pouvoirs contraignants. Le projet a aussi été bien reçu du côté du Parlement. Du côté des lobbys bancaires, en revanche, on se montre plutôt hésitant. Si certains voient avec plaisir un rapatriement des entités financières vers Francfort ou Paris, d’autres s’inquiètent à l’idée de perdre en profondeur du marché et de devoir faire face à une hausse des coûts. Les Etats membres, enfin, ont une position ambiguë. Certains pays comme la France et l’Allemagne voulaient donner plus de pouvoir à la BCE ; tandis que d’autres, comme l’Irlande, soulignaient une possible augmentation des coûts pour les acteurs de marché.
Victimes collatérales
Depuis, les négociations sont entrées dans le vif du sujet. En dévoilant un autre point controversé du texte : la supervision beaucoup plus directe donnée par le projet de texte à l’Esma sur les CCP… européennes. Cela constitue en effet une délégation de pouvoir significative du niveau national à l’européen ; une idée qui, en règle générale, n’enthousiasme pas les pays membres. L’examen du projet a fait l’objet d’un fort mécontentement de l’autre côté de l’Atlantique, où Christopher Giancarlo, le président de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), a déploré les possibles conséquences sur l’économie américaine. «  J’ai l’impression que les Etats Unis sont traités comme les enfants d’un couple en train de divorcer, a-t-il déclaré en octobre. Les Etats-Unis sont des ‘rules makers’, pas des ‘rules takers’ ! »
« C’est une victime collatérale », ironise un acteur bruxellois.
Mais le dossier a surtout fait une autre victime collatérale, à l’intérieur même de l’Union : le projet de texte relatif à la résolution et au redressement des CCP. Ce projet, présenté fin 2016, est de nature beaucoup plus technique. Il vise à s’assurer que chaque chambre de compensation dispose d’un plan de secours, prévoyant où ponctionner des fonds en cas de problème. Ce texte donne du pouvoir aux autorités nationales, créant ainsi un hiatus avec le texte sur la résolution et son fort accent centralisateur. Les Vingt-Huit ont donc décidé d’arrêter les négociations sur le texte « résolution », au moins jusqu’en avril. Le temps d’y voir plus clair sur ce qui sera décidé sur le texte « supervision et relocalisation »…
Source : Compensation, la bataille de la Manche ©L’AGEFI
fr.wikipedia.org/wiki/Agefi
Pour aller plus loin :
Le Monde du 30/06/2016 :   l’enjeu des chambres de compensation
La Tribune du 04/05/2017 : Bruxelles veut relocaliser la compensation dans l’UE
La Tribune du 04/05/2017 : La migration de la compensation depuis Londres sera titanesque
Les Échos du 21/06/2016 : L’enjeu méconnu des chambres de compensation

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Management Des Risques Bancaires
Mar

30

2018

Management Des Risques Bancaires

 

Une petite présentation sur le sujet des risques bancaires

Cette étude synthétique porte sur les différents risques auxquels une entreprise financière (banque, CIB, assurance, …) est confrontée :
  • Les risques de crédit
  • Les risques de contrepartie
  • Le risque de liquidité
  • Le risque opérationnel
Le risque bancaire.

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