Articles


Juil

20

2018

La résistance au changement


La résistance au changement,

comment l’éviter en 4 étapes


Changement
Publié le 12 juillet 2018 sur linkedin

Par Gaël Chatelain

CONFÉRENCIER – ÉCRIVAIN

Auteur de « Mon Boss est nul, mais je le soigne »​

Hachette/Marabout -CONSULTANT

Nous le savons toutes et tous, faire changer quelque chose d’établi depuis longtemps n’est pas toujours chose facile. Que ce soit dans notre vie privée ou dans notre vie professionnelle, les habitudes ont la vie dure. Dans ma carrière professionnelle, le moment où la résistance au changement a été la plus problématique a été lorsque j’ai dû faire déménager une équipe de 120 personnes pour passer de Paris intra-muros à la lointaine banlieue parisienne.
Croyez-moi, dans ce genre de situation, n’y a pas que les facteurs psychologiques qui comptent. Ce que l’on oublie parfois, c’est que lorsque l’on parle de changement, cela peut être vers le meilleur comme vers le pire. Et dans l’exemple du déménagement, je dois bien avouer que les arguments positifs étaient minces et se limitaient, pour faire court, à des arguments purement économiques.
Cela étant dit, que ce soit vers le meilleur ou vers le pire, il existe une méthodologie extrêmement simple pour limiter les résistances. Je ne dis pas les supprimer car la nature humaine est ainsi faîte que dans un groupe de personnes, il existera toujours un sous-groupe d’irréductibles mais le principe est de faire en sorte que ce changement soit assumé, et porté, par une majorité.

ETAPE 1 : Pourquoi le changement s’impose-t-il ?

Donner du sens ! Au quotidien, il est fondamental que chaque salarié, quel que soit son niveau hiérarchique, sache pourquoi il fait telle ou telle tâche. La perte de sens mène irrémédiablement à la démotivation. Il en va de même dans le cadre d’un changement. Expliquer aux équipes concernées le pourquoi du changement permet non seulement de donner ce sens à celui-ci mais également, le cas échéant, de le remettre en cause ou de l’adapter. Trop souvent, des changements majeurs en entreprise sont décidés au niveau du comité de direction et la nouvelle tombe comme un couperet.
Pour des évolutions majeures, il est absolument impossible de ne pas associer l’ensemble des équipes à la réflexion. Dans le cadre du déménagement que j’évoquais, la situation était simple, l’entreprise devait économiser un loyer de plus d’un million d’euros par an pour pouvoir investir dans l’avenir. Malgré la clarté de la situation, les réunions préparatoires ont permis d’affiner la réflexion et d’en faire un projet commun qui est allé bien au-delà de la « simple » raison économique.

ETAPE 2 : Quel changement ?

Quand un comité de direction réfléchit à des mutations majeures, s’il reste dans sa tour d’ivoire, il ne peut intégrer des problématiques opérationnelles très concrètes qui, potentiellement, au-delà de ralentir le changement pourrait mettre en péril l’entreprise. Par exemple, si une entreprise décide de mettre en place une politique pour améliorer le bien-être de ses collaboratrices et collaborateurs, ce qui est louable, et que les dirigeants se content de rédiger un accord d’entreprise, ou une charte, avec quelques vagues engagements… il est probable que cela démotive les troupes. Imaginez par exemple que rien ne soit mis en place pour détecter les éventuels managers pervers narcissiques présents dans l’entreprise, pensez-vous qu’une simple charte suffira à faire évoluer le bien-être de son équipe ?
C’est en échangeant avec les équipes, en construisant ensemble le projet, que tous les aspects de celui-ci pourront être envisagés. Cela prend du temps, parfois beaucoup mais c’est à ce prix qu’un changement pourra être porté par chacun car chacun y trouvera son intérêt propre. La résistance au changement vient très souvent du simple fait que certains individus ne voient absolument pas leur intérêt personnel à ce changement. Si le fait de perdre mon beau bureau fermé pour me passer en open-space ne m’est pas présenté dans sa globalité (isolation phonique, grand nombre de salles de réunions, nomadisme plus grand, télé-travail additionnel etc etc) il est probable que je ne me focalise que sur ce que je perds, pas sur ce que je fais potentiellement gagner.
Écrire le changement à plusieurs mains permet de faire en sorte que l’équilibre entre les plus et les moins bascule, pour la majorité, vers les plus.

ETAPE 3 : Comment ?

La méthode « Y’a qu’à / Faut qu’on » ne fonctionne pas, qu’on se le dise ! Le changement ne se décide pas sur un coin de table entre quelques personnes. La première chose à établir est un planning. Cela semble idiot mais dans le cadre de la gestion du changement il est central de couper court à toutes les rumeurs et fantasmes qui se développent souvent autour de la machine à café. Prévoir à l’avance les réunions de réflexions, les points d’étapes, les réunions d’information et expliquer le sens de chacune de ces étapes. Chaque personne doit se sentir impliquée, consultée. Cela ne veut pas dire que toutes les idées seront prises mais que tout sera expliquer dans un souci de transparence totale. L’ennemi juré du changement, c’est l’opacité !

ETAPE 4 : Quel suivi ?

Changer ne se fait pas du jour au lendemain. Une fois la décision prise, il faut en suivre son application et associer les équipes à ce suivi. Par principe, un changement sera jugé négatif par un grand nombre de personnes si les éléments montrant son succès ne sont pas communiqués. La transparence, le partage de l’information sont deux éléments qui accompagnent le changement.
Le suivi se fait généralement grâce à des points d’étapes fixés à l’avance permettant d’aller petit à petit vers l’objectif. Je compare souvent la conduite du changement au golf. Dans ce sport, l’objectif est de mettre la balle dans le trou. Rare sont les fois où vous y arrivez du premier coup. Le drapeau donne la direction à suivre mais il faudra plusieurs coups intermédiaires pour y arriver… et dans la mesure du possible, éviter d’envoyer entre-temps la balle dans l’eau, les arbres ou un bunker. Les étapes sont aussi importantes que l’objectif final.

CONCLUSION

Je ne prétends pas qu’il existe une recette miracle pour réussir une conduite de changement et lutter contre les résistances. Par contre, je suis absolument certain que la recette pour rater celui-ci existe bel et bien : ne rien partager avec les équipes, c’est radical. Les esprits chagrins qui ne veulent jamais rien changer existeront toujours mais, dans l’absolu, c’est en embarquant positivement ces empêcheurs de tourner en rond que le changement se fera de façon encore plus efficace. Depuis tout petit, tout changement nous perturbe, c’est dans notre nature. La « normalité » (je déteste ce mot mais je n’en trouve pas d’autre à l’instant) est plutôt du côté de l’amour de la stabilité que du côté du changement permanent qui sera très probablement anxiogène. Le changement doit promettre une nouvelle stabilité qui sera meilleure que la précédente.
Si l’on n’arrive pas à le faire percevoir aux équipes, c’est perdu d’avance.
Je ne sais pas si vous avez déjà changé d’école quand vous étiez tout petit. Moi, oui et je pense que cela aurait été beaucoup plus simple si mes parents ne m’avaient pas résumé le changement en un « ben c’est comme ça, voilà tout ». Ahhhhh, les souvenirs d’enfance 😉
Gaël Chatelain
Pour aller plus loin, retrouvez tous ses articles (et bien plus) sur son site web : www.gchatelain.com
A titre personnel je vous encourage d’aller jeter un œil à : citations-feelgood

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Juil

19

2018

Brexit et les Chambre de Compensation 2


Les banques européennes dans le flou sur la compensation post-Brexit.


Voici le texte de l’article publié par l’Agefi le 12 juillet 2018

Les banques européennes dans le flou sur la compensation post-Brexit

© L’AGEFI

Elles redoutent d’être défavorisées par l’éventuelle relocalisation des opérations en zone euro.

Selon ce qui sortira du Brexit, les chambres de compensation britanniques seront reconnues sous le régime de « pays tiers » ou bien l’activité sur les instruments euros devra être transférée en zone euro.
Dans ce dernier cas, le modèle économique des opérations se trouverait affecté. « Le transfert de la compensation de Londres vers la zone euro soulève des questions très complexes, car il faut traiter non seulement la poursuite des activités de clearing, le flux, mais également les positions déjà enregistrées, le stock. Or, dans ce dernier cas, les chambres n’étant pas fongibles, le transfert des positions pourrait impliquer un changement des conditions économiques applicables à ces positions, notamment en termes d’appels de marge », déclare Frédérick Lacroix, associé chez Clifford Chance.
L’attention se focalise sur la compensation des swaps de taux, pour lesquels Swapclear concentre 95 % du marché euro. Le problème paraît moins délicat pour les opérations de repo qui sont à plus court terme, deux ans maximum. Toutefois, la compensation des opérations de change, notamment en dollars, auprès de CLS pose également problème. « Avec la perspective du Brexit, la sécurité juridique du système ne sera plus assurée car la directive sur la finalité des paiements de 1998 ne s’applique qu’aux systèmes de règlement-livraisons gouvernés par le droit d’un État membre de l’Espace économique européen, rappelle Sébastien Praicheux, counsel chez Clifford Chance. D’où l’idée récente d’utiliser une possibilité, ouverte dans le préambule de cette directive mais jusqu’ici largement ignorée, permettant aux États membres de donner le même niveau de protection aux systèmes de pays tiers. La loi Pacte pourrait créer cette option. »
Pour les swaps de taux, la poursuite des contrats jusqu’à extinction au sein des chambres britanniques est envisagée mais elle n’est pas une panacée. « Même si les contrats historiques dans Swapclear venaient à bénéficier d’une clause de grandfathering [validité jusqu’à maturité, NDLR], les acteurs, pour rester membres de la chambre et garder leurs positions, doivent participer à des exercices et être prêts à intervenir en cas de défaut », expose Eric Litvack, responsable affaires publiques de la Société Générale Corporate and Investment Banking (SG CIB). En outre, le sujet de la liquidité est majeur, la relocalisation pouvant entraîner une fragmentation du marché et défavoriser en premier lieu les banques européennes, tenues de compenser leurs opérations en zone euro et subissant des conditions dégradées.

Relocalisation

Malgré ces écueils, la balance ne penche pas forcément en faveur d’une solution misant sur une collaboration renforcée entre les régulateurs pour laisser les opérations chez Swapclear. « En cas de crise, il faut agir vite et donc disposer d’une supervision continue, déclare un proche du dossier. La relocalisation serait la solution la plus courageuse. » La révision d’Emir qui est en vue va dans ce sens. « Si la proposition législative publiée par la Commission européenne le 13 juin 2017 venait à être adoptée, la procédure de reconnaissance des chambres de compensation (CCP) de pays tiers pourrait être durcie lorsque celles-ci présentent un risque systémique. Ainsi, une CCP située dans un pays tiers souhaitant être reconnue pour rendre des services de compensation centrale et qui présenterait une importance systémique pour la stabilité financière de l’UE ou pour un ou plusieurs de ses États membres, devrait respecter des exigences supplémentaires », précise Clément Saudo, counsel chez Allen & Overy. Dans certains cas, la relocalisation des opérations en zone euro pourrait être exigée.
En pratique, les acteurs se préparent d’ores et déjà à relocaliser leurs opérations en zone euro, dans l’éventualité où les contrats en euros doivent être sortis du Royaume-Uni, ou que quelques grands acteurs initient ce mouvement sans y être obligés, entraînant avec eux le reste du marché. « Sans attendre l’ouverture de la période de transition, nous avons préparé depuis de nombreux mois une offre pour permettre à nos clients d’Europe continentale un accès à la compensation à partir de notre structure parisienne, si celle de Londres n’est plus autorisée à offrir le service. Les demandes de “membership” en direct sont ainsi prêtes à être activées en cas de besoin », précise Frédéric Colette, responsable des activités prime brokerage & clearing à la SG CIB. Eurex s’est positionné sur le sujet. Le défi est de convaincre les clients.
©L’AGEFI
Article précédent : Brexit et les chambres de compensation


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Juil

18

2018

Condamnation pour fraude sur l’Euribor

 

Un ex-trader français de Barclays condamné pour fraude sur l’Euribor


Publié par Delphine Cuny 
sur La Tribune le

Philippe Moryoussef a été reconnu coupable de complot en vue d’organiser une fraude sur le taux interbancaire Euribor. Un scandale de manipulation pour lesquelles de grandes banques ont été condamnées à des milliards d’amendes.
Près de dix ans après les faits, et six ans après l’ouverture d’une enquête par le Serious Fraud Office (SFO), l’agence de lutte contre la corruption et les infractions financières les plus graves, un ancien trader star de la Barclays, le Français Philippe Moryoussef, a été reconnu coupable de complot en vue d’organiser une fraude par la justice britannique dans l’affaire des manipulations du taux d’intérêt interbancaire Euribor. Sa condamnation, tout comme celle de l’ex-trader de Deutsche Bank, un autre Français, Christian Bittar, qui a plaidé coupable en mars dernier, sera rendue publique la semaine prochaine, selon l’agence Bloomberg.
Il risquerait 10 ans de prison.
En revanche, le tribunal de Southwark Crown à Londres a innocenté un cadre de la Deutsche Bank, Achim Kraemer, toujours en poste. Après huit jours de délibération, le jury n’est pas parvenu à émettre un verdict sur les trois autres accusés, d’ex-traders de Barclays, le Britannique Colin Bermingham, l’Italien Carlo Palombo, et la Danoise Sisse Bohart. Les faits qui leur sont reprochés remonte à la période allant de janvier 2005 à décembre 2009. L’accusation estime qu’ils ont organisé cette fraude pour augmenter leur bonus.

Des milliards d’amendes

Philippe Moryoussef n’était pas présent à son procès et s’est réfugié en France, a expliqué son avocat, qui envisage de faire appel devant la Cour européenne des droits de l’homme, selon City AM.
« À ce stade, Philippe Moryoussef réserve ses explications et sa défense aux tribunaux français qui sont bien au fait de sa situation judiciaire », a-t-il fait savoir dans une déclaration, dénonçant un procès « en violation des standards de procédures internationaux »
Dans cette affaire, le SFO avait demandé l’extradition de quatre ex-traders de Deutsche Bank et d’un ex-market maker de la Société Générale, mais la justice allemande et la française l’ont débouté.
Plusieurs banques ont été lourdement condamnées, notamment par la Commission européenne, dans ce scandale de manipulation de ce taux, qui sert de référence pour le calcul des produits dérivés des taux d’intérêt (swaps, options), utilisés par les entreprises pour se protéger des variations de taux ou pour spéculer.
Des manipulations similaires ont eu lieu sur le Libor, le taux de référence du marché monétaire des devises. Ce scandale a également donné lieu à de lourdes condamnations ou amendes, Bank of America, Citigroup, JP Morgan, HSBC, UBS et plus récemment la Société Générale. Deutsche Bank avait écopé de la plus lourde amende, 2,5 milliards de dollars, pour son implication dans l’affaire Libor.
Publié par Delphine Cuny  sur La Tribune le

Pour faire le lien avec le nos billets sur le LIBOR :


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Juil

12

2018

Attirer 3500 banquiers de la City


Le plan d’Edouard Philippe pour attirer 3500 banquiers de la City


Newsletter BFM Business publié le 12/07/2018
BFM Business
Le chef du gouvernement, Édouard Philippe, a présenté plusieurs mesures pour doper l’attractivité de la place financière de la capitale en vue du Brexit. Parmi elles, la création d’une école européenne et des mesures fiscales de simplification.
Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé mercredi de nouvelles mesures pour l’attractivité de la place financière parisienne dans la perspective du Brexit, avec la création d’une école européenne à la rentrée 2019 ainsi que des mesures fiscales et de simplification, selon Matignon.
La future école européenne, qui devrait être implantée à Courbevoie (Hauts-de-Seine), non loin de la Défense, accueillera de 300 à 400 élèves, de la maternelle à la terminale. Cet établissement public cible les enfants du personnel des agences européennes qui vont s’implanter à Paris – L’Autorité européenne des marchés financiers et l’Autorité bancaire européenne – et des élèves franciliens.
Cette école répond à un cahier des charges pédagogique spécifique et permet par exemple de passer sous le seuil de 50% des enseignements en français des écoles internationales. Par ailleurs, dès septembre 2018, 1000 places supplémentaires seront disponibles dans les lycées internationaux et les sections internationales.

Suppression des « sur-transpositions »

Dans un discours lors du dîner du forum annuel de l’association chargée de promouvoir la place parisienne Europlace, le Premier ministre a par ailleurs insisté sur la poursuite du chantier de la suppression des « sur-transpositions », c’est-à-dire le zèle lors de la transposition en droit français de directives européennes. Le seuil du montant de l’émission à partir duquel une entreprise doit publier un prospectus va par exemple être relevé de 2,5 à 8 millions d’euros.
Le gouvernement a mis en place un guichet unique, baptisé « Tax 4 business » pour faciliter les démarches des acteurs internationaux qui souhaiteraient s’implanter en France et les informer sur le régime fiscal des « impatriés ». En outre, les distributions relatives à des parts de fonds d’investissements acquis (« carried interest ») seront désormais traitées comme des revenus du capital et soumis à la « flat tax ». Cette mesure sera probablement incluse dans le projet de loi de finance, selon Matignon, qui souligne que l’objectif est que toutes ces dispositions soient prêtes pour l’entrée en vigueur du Brexit en mars 2019.
Plus de 3500 emplois directs doivent être réinstallés ou créés sur la place financière parisienne, selon Europlace, qui espère, en comptant les emplois indirects, qu’elle gagnera 20.000 emplois. Il y a un an, le chef du gouvernement avait présenté une série de mesures, notamment fiscales, pour attirer les acteurs financiers vers Paris. Toutes sont « adoptées ou en voie de l’être » et seront mises en oeuvre d’ici à la fin de l’année, selon Matignon.
Source :
Newsletter BFM Business : Le plan d’Edouard Philippe pour attirer 3500 banquiers de la City.

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Comment fonctionnent la blockchain et le Bitcoin
Juil

3

2018

Comment fonctionnent la blockchain et le Bitcoin


Un article de CLUBIC :

Publié le jeudi 15 février 2018.

Comment fonctionnent le Bitcoin et la blockchain ?


Définitions :

Pour commencer, faisons le distinguo entre les deux concepts : la blockchain (littéralement « chaîne de blocs ») est une technologie permettant de stocker des informations de manière décentralisée et sécurisée. Concrètement, il s’agit d’une base de données mathématiquement vérifiée par chacun des nœuds qui la compose.
Le Bitcoin est une utilisation de cette technologie. C’est un système permettant aux nœuds d’une blockchain de s’échanger des unités de compte de manière sécurisée et infalsifiable.
Précisons d’ailleurs que le terme « Bitcoin » avec une majuscule désigne le système de paiement décentralisé tandis que le terme « bitcoin » sans la majuscule désigne l’unité de compte ayant pour sigle « BTC ». Ainsi, on dira « J’ai acheté un bitcoin » et « Le Bitcoin est un concept original ».

Comment fonctionne la blockchain ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le principe est simple : imaginez des cubes posés les uns à côté des autres et reliés par une petite corde. Le cube le plus à gauche est le « genesis block », le tout premier de la blockchain. Il est relié à un autre bloc à sa droite par une équation mathématique dont la solution est contenue dans cet autre bloc, cette solution permet de relier ces deux blocs l’un à l’autre de manière infalsifiable. En plus de cette solution, le nouveau bloc contient également un nouveau problème mathématique dont la solution trouvée permettra de créer le bloc suivant. Lorsque l’on dit que l’on « mine » des bitcoins, on tente en fait de résoudre le problème permettant de générer un nouveau bloc. En effet, la création d’un nouveau bloc génère de nouveaux bitcoins qui sont donnés à la personne (ou plutôt au nœud) qui a découvert ce bloc. Pour que ce mode de fonctionnement soit valide, il faut que la réponse soit en même temps très difficile à trouver et facile à vérifier. De cette manière, dès qu’un nœud annonce la résolution d’un problème, l’ensemble du réseau va pouvoir vérifier rapidement celle-ci et valider la création d’un nouveau bloc.

Comment fonctionne le Bitcoin ?

Chaque nouveau bloc créé génère un certain nombre de bitcoins. Initialement 50 bitcoins par bloc, ce montant diminue régulièrement. Aujourd’hui ce sont 12,5 bitcoins qui sont créés à chaque fois. La partie transactions est simple elle aussi : chaque bitcoin est attaché à une paire de clés, l’une publique et l’autre privée. Lorsque le possesseur d’un bitcoin décide de l’envoyer à quelqu’un d’autre, il va diffuser une information sur le réseau disant que son bitcoin (dont sa propriété est prouvée mathématiquement) doit désormais être considéré comme rattaché à une autre adresse. Le réseau va vérifier que l’ordre donné émane bien du vrai propriétaire de ce bitcoin et va inscrire cette transaction dans le dernier bloc connu. Une fois confirmée par plusieurs nœuds, la transaction est irréversible. Grâce à une vérification constante de tous les nœuds du réseau, chaque bitcoin est transféré d’une adresse à l’autre en toute sécurité puisque le tiers de confiance n’est plus une seule entité (comme dans le cas d’une transaction en carte bancaire, où le tiers de confiance est votre banque), mais par des milliers, voire des dizaines ou centaines de milliers qui vérifient chaque transaction à l’aide d’un algorithme unique et propre au code source de la blockchain.

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Juin

20

2018

Le Brexit & finances personnelles


‘Une crise imminente’: Le Brexit pose un ‘risque significatif’ aux finances personnelles de 36 millions de personnes en Europe.

Publié sur businessinsider.fr le 20/06/2018.

  • Une « crise imminente » liée à la fin de contrats financiers post-Brexit menace la stabilité financière de l’Europe et pose un « risque significatif pour les finances personnelles de millions de personnes », alerte un groupe de pression du secteur financier. 
  • TheCityUK a dit que la perte du « passeport » financier pour les britanniques après le Brexit méritait une attention particulière. 
  • Cet avertissement coïncide avec les inquiétudes des entreprises concernant le manque de préparation après la sortie du Royaume-Uni de l’UE. 

Le Royaume-Uni risque de devoir faire face à une « crise imminente » après le Brexit avec la fin potentielle de grands contrats financiers qui régissent l’UE, posant un « risque significatif pour la stabilité financière et les finances personnelles de millions de personnes ».
C’est ce qu’avance TheCityUK, qui représente le secteur britannique de la finance. Ce groupe de pression a alerté dans un rapport paru mercredi 13 juin que la décision du gouvernement britannique de quitter le marché unique de l’Europe pouvait avoir de très sérieuses répercussions à grande échelle sur les contrats financiers autant au Royaume-Uni que dans le reste de l’Europe.
TheCityUK a dit dans un communiqué que le problème, à moins qu’il ne soit résolu par les négociateurs britanniques et de l’Union européenne, pourraient affecter les finances de millions de personnes lambda, telles que celles qui ont des contrats d’assurances.
« Trente-six millions d’assurés dans le Royaume-Uni et l’EEE, et les 26.000 milliards de livres sterling de contrats dérivés non compensés pourraient être affectés si le Royaume-Uni et l’UE n’arrivent pas à trouver un terrain d’entente », a indiqué le groupe.

Quel est le problème?

Il n’y a actuellement aucun accord en place entre les négociateurs britanniques et l’UE concernant l’avenir des relations financières entre les deux parties après le Brexit. Mais le plan de Theresa May de retirer le Royaume-Uni du marché unique européen signifie que les sociétés britanniques ne pourront plus compter sur le passeport financier, un arrangement qui leur permet de vendre des services financiers librement aux 27 pays membres de l’Union européenne.
La perte des droits de passeport après le Brexit risque de rendre illégal le fait pour les sociétés d’exporter leurs services transnationaux sous leur forme actuelle. Cela signifie que les fonctions cruciales, qui sous-entendent des aspects cruciaux de choses comme la finance d’entreprise et le fonctionnement des compagnies d’assurances pourraient être sérieusement perturbées.
De même, les sociétés européennes liées par les contrats financiers actuels avec le Royaume-Uni devront faire face à un problème identique, et ne seront pas en mesure de proposer ces contrats avec des entreprises basées au Royaume-Uni.

La menace est-elle sérieuse? 

La suite sur : brexit-europe-fait-face-a-une-crise-imminente-finances-personnelles

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Chimpanzés, bananes et management
Juin

18

2018

Chimpanzés, bananes et management

Un article très intéressant sur la culture d’entreprise.
Article publié sur : Capital.fr le 18/06/2018

Toutes les équipes et entreprises ont besoin de se fabriquer des conformités pour pouvoir fonctionner.


  Réunissez cinq chimpanzés dans une pièce.
Accrochez une banane au plafond et disposez une échelle permettant d’accéder au fruit. Installez un système de douche d’eau glacée qui se déclenche dès qu’on commence à escalader l’échelle, ce qui a pour effet d’arroser tout le local. Les animaux apprennent très rapidement qu’il ne faut pas grimper, sous peine d’être trempé et gelé. Faites maintenant sortir un chimpanzé et remplacez-le par un “sujet neuf”. Immédiatement, ce dernier cherche à saisir la banane. Bien mal lui en prend… les autres se jettent sur lui afin de l’en empêcher en hurlant. La pauvre bête ne comprend pas ce qu’elle a fait de mal, mais, bien vite, cesse ses tentatives.
Faites entrer un nouveau chimpanzé. Même scénario, il sera lui aussi battu. Renouvelez l’expérience jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que des nouveaux sujets. Aucun ne cherchera à prendre le fruit, et si l’un d’entre eux s’y risque, il se fera massacrer. Le pire dans cette histoire est qu’aucun des chimpanzés ne sait pourquoi…
Voilà comment se construit une culture d’entreprise.
Cette histoire rappellera des souvenirs à tous ceux qui, fraîchement arrivés dans leur société, et proposant des initiatives, s’entendent répondre avec mépris : “Mais mon pauvre ami, on a déjà essayé, ça ne marche pas, et en plus on se fait taper dessus. On voit bien que vous êtes nouveau ici !” Car toutes les équipes ont besoin de se fabriquer des conformités pour fonctionner.
La suite sur : le-chimpanze-et-la-banane-le-drame-de-la-culture-dentreprise
Article publié sur : Capital.fr le 18/06/2018

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Stock Market Analysis and Currency Exchange Art
Juin

11

2018

Comparaison des deux différentes méthodologies de calcul de la VaR


Comparaison des deux différentes méthodologies de calcul de la VaR


La Value at Risk (VaR) est devenu un indicateur de risque largement utilisé par tous les établissements financiers car elle permet d’appréhender les risques de marchés de façon globale dans une unité de mesure commune quelle que soit la nature des risques : taux, change, actions, matières premières, dérivés …
Ce petit exposé propose de montrer les différences entre la méthode historique et la méthode analytique. Il n’y aura pas de chapitre mathématique, mais vous retrouver ces points dans les liens en fin d’article.

Méthodologies de calcul de la VaR



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Les annonces légales
Mai

23

2018

Les annonces légales


Qu’est-ce qu’une annonce légale ?


Une annonce légale est un avis public de la modification ou la réalisation d’un acte juridique par une entreprise.

Ceci nécessite quelques connaissances :

Comment et pourquoi la publier ?

 
Ce blog est un peu en dehors de notre métier, mais il apparait souvent que nos correspondants ne maîtrisent pas se sujet. Ce petit texte se veut clair et simple.
Une annonce légale est un avis publié dans un journal d’annonces légales (JAL). Cet avis (texte) comporte des mentions obligatoires suivant la forme juridique de la société, et les modifications réalisées par celle-ci au de ses statuts.
La publication d’une annonce légale est obligatoire car elle s’insère dans l’obligation de rendre publique la réalisation d’actes juridiques par une entreprise selon la loi n°55-4 de janvier 1955.
Si le contenu de l’annonce légale est assez stricte, le choix du support reste libre tant qu’il s’agit d’un journal d’annonces légales officiel. Il est donc possible de passer par une publication en ligne ou de choisir le journal d’annonces légales selon sa notoriété ou ses tarifs.

Qu’est-ce qu’un journal officiel d’annonces légales ?

Un journal d’annonce légale est reconnu et habilité pour la publication d’annonces légales par la préfecture de son département. Certains journaux connus font également fonction de journaux d’annonces légales (ex : Les Échos)
Le choix du journal d’annonces légales doit être fait dans le département du siège social de l’entreprise ; les tarifs peuvent varier selon la notoriété du journal, des services proposés, mais surtout en fonction du nombre de lignes nécessaires à l’annonce légale.
Il est possible de publier une annonce légale en ligne plutôt que de passer par un journal d’annonces légales papier. Dans ce cas, des services associés peuvent être proposés pour aider le rédacteur comme des modèles d’annonces légales selon le cas, par exemple.

Dans quels cas doit-on réaliser une publication d’annonce légale ?

Toute société a obligation de publier plusieurs de ses actes juridiques dans un journal d’annonces légales : création de l’entreprise, modification des statuts entraînée par un changement de gérance de siège social, de forme juridique (de SARL à SAS par exemple) ou de montant au capital social, et aussi en cas de dissolution ou liquidation.

Que doit contenir l’annonce légale de création d’entreprise ?

Lors de la création d’une entreprise type SARL il est nécessaire de publier une annonce légale dans un journal d’annonces légales contenant les informations suivantes : date, dénomination, objet social, durée de vie et forme juridique de la société, ainsi que le montant du capital social, son siège social, son sigle et nom commercial. Les informations concernant le gérant devront aussi être insérées dans l’annonce légale.
Certaines formes de sociétés nécessitent de dévoiler plus d’informations au travers de l’annonce légale : c’est le cas de la SAS qui oblige à insérer les informations concernant son président avec la durée de gérance et le rôle exact prévu dans l’entreprise. L’annonce légale doit aussi contenir les conditions d’assemblées générales et de vote, et les informations concernant le commissaire aux comptes.


Les cas de publication obligatoire

Constitution Société Commerciale

  • Société A Responsabilité Limitée (SARL)
  • SARL Unipersonnelle (EURL)
  • Société en Nom Collectif (SNC)
  • Société Anonyme (SA)
  • Société par Actions Simplifiée (SAS / SASU)
  • Société en Commandite par Actions (SCA)
  • Société en Commandite Simple (SCS)
  • Société de Libre Partenariat (SLP)

Modification

  • Transfert du siège social dans le même département
  • Transfert du siège social vers autre département
  • Ajout ou changement de Gérant / Président / Directeur Général
  • Modification du capital (Augmentation, Diminution)
  • Poursuite des activités sociales malgré les pertes de l’exercice
  • Changement d’objet social
  • Changement de dénomination
  • Prorogation de durée (de la société, du mandat du gérant)
  • Changement d’administrateur
  • Changement de commissaire aux comptes

Radiation

  • Dissolution
  • Transmission Universelle du Patrimoine – TUP (Dissolution sans liquidation)
  • Radiation / Clôture de liquidation

Rectificatif, additif

  • Rectificatif
  • Additif

Pour aller plus loin :

Service Public : Comment trouver un journal d’annonces légales.

Recherche par département : Actulegales.fr

CCI Paris Ile de France : journaux-annonces-legales (voir en bas de page)

Un exemple de JAL en ligne : Annonces-devis



La digitalisation financière
Mai

17

2018

La digitalisation financière

 

Pour acquérir une meilleure efficacité opérationnelle, rester compétitives et acquérir des nouveaux clients, toutes les entreprises doivent intégrer la digitalisation à leurs services. La gestion financière est donc aussi concernée par la forte utilisation d’outils digitaux. Comment se déroule concrètement la transformation des méthodes de travail et des processus dans le domaine de la banque privée et la gestion de fonds ? Alexandre Harkous, président et fondateur de la société OneWealthPlace, nous éclaire sur le sujet.

La santé des marchés et les réformes fiscales de 2017 contribuent à la mobilité des liquidités vers l’investissement en bourse. En France, on estime qu’il y a environ 5 000 milliards d’euros d’épargne financière. S’ils profitent de cette croissance, les gérants d’actifs doivent cependant faire face à des nouvelles réglementations. Ces dernières augmentent leurs contraintes et les poussent à revoir leur processus et systèmes, ainsi que leurs modèles. Or, cette transformation nécessite le recours aux nouveaux outils digitaux. En matière de gestion financière, ces dispositifs sont nombreux : plateforme d’optimisation de gestion du patrimoine, reporting intelligent, conseil augmenté, etc. Outre les outils présentant des fonctionnalités de base, les nouvelles technologies de machine learning sont de plus en plus utilisées pour mettre en place de nouveaux modèles de gestion de la relation client.
Convaincue que la révolution digitale est une réelle opportunité pour les acteurs opérant dans le domaine de la gestion de fortune et de fonds, OneWealthPlace développe des outils basés sur des technologies de machine learning et blockchain. Ces dispositifs sont destinés aux gérants souhaitant améliorer la communication avec leurs clients et optimiser leur conseil. Ses solutions sont pensées pour anticiper les besoins des clients en vue d’y répondre parfaitement grâce à des outils paramétrables et personnalisables à forte valeur ajoutée, et des fonctionnalités avancées de cybersécurité. Évoluant dans le secteur du B to B, la société collabore principalement avec des banques privées et des gestionnaires d’actifs. Parmi ses offres, l’on retrouve AIR Wealth, destinée aux banques privées, ainsi qu’AIR Advisor, pour les conseillers en gestion de patrimoine. En outre, OneWealthPlace propose aux gérants d’actifs une offre Air Fund pour accélérer la distribution de fonds et augmenter leur collecte en utilisant la technologie blockchain.

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