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La digitalisation financière
Mai

17

2018

La digitalisation financière

 

Pour acquérir une meilleure efficacité opérationnelle, rester compétitives et acquérir des nouveaux clients, toutes les entreprises doivent intégrer la digitalisation à leurs services. La gestion financière est donc aussi concernée par la forte utilisation d’outils digitaux. Comment se déroule concrètement la transformation des méthodes de travail et des processus dans le domaine de la banque privée et la gestion de fonds ? Alexandre Harkous, président et fondateur de la société OneWealthPlace, nous éclaire sur le sujet.

La santé des marchés et les réformes fiscales de 2017 contribuent à la mobilité des liquidités vers l’investissement en bourse. En France, on estime qu’il y a environ 5 000 milliards d’euros d’épargne financière. S’ils profitent de cette croissance, les gérants d’actifs doivent cependant faire face à des nouvelles réglementations. Ces dernières augmentent leurs contraintes et les poussent à revoir leur processus et systèmes, ainsi que leurs modèles. Or, cette transformation nécessite le recours aux nouveaux outils digitaux. En matière de gestion financière, ces dispositifs sont nombreux : plateforme d’optimisation de gestion du patrimoine, reporting intelligent, conseil augmenté, etc. Outre les outils présentant des fonctionnalités de base, les nouvelles technologies de machine learning sont de plus en plus utilisées pour mettre en place de nouveaux modèles de gestion de la relation client.
Convaincue que la révolution digitale est une réelle opportunité pour les acteurs opérant dans le domaine de la gestion de fortune et de fonds, OneWealthPlace développe des outils basés sur des technologies de machine learning et blockchain. Ces dispositifs sont destinés aux gérants souhaitant améliorer la communication avec leurs clients et optimiser leur conseil. Ses solutions sont pensées pour anticiper les besoins des clients en vue d’y répondre parfaitement grâce à des outils paramétrables et personnalisables à forte valeur ajoutée, et des fonctionnalités avancées de cybersécurité. Évoluant dans le secteur du B to B, la société collabore principalement avec des banques privées et des gestionnaires d’actifs. Parmi ses offres, l’on retrouve AIR Wealth, destinée aux banques privées, ainsi qu’AIR Advisor, pour les conseillers en gestion de patrimoine. En outre, OneWealthPlace propose aux gérants d’actifs une offre Air Fund pour accélérer la distribution de fonds et augmenter leur collecte en utilisant la technologie blockchain.

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Une arnaque pour mieux éduquer
Mai

17

2018

Une arnaque pour mieux éduquer


Le gendarme américain de la Bourse monte une arnaque, pour mieux éduquer…


Article publié sur BFM Business le 16 mai 2018.

La SEC, chargée de réguler les marchés financiers aux Etats-Unis, a mis en place ce mercredi un leurre pour sensibiliser les internautes au risque de mauvais investissements.


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La folle affaire des CDS
Mai

7

2018

La folle affaire des CDS

Hovnanian, la folle affaire qui secoue le marché des CDS

Le groupe immobilier américain Hovnanian a accepté de faire défaut volontairement sur sa dette, en échange d’un financement très bon marché. Une situation qui enflamme le marché des Credit default swaps.

On pourrait se croire dans un thriller financier à l’intrigue particulièrement tordue. Pourtant, l’affaire Hovnanian est tout ce qu’il y a de plus réel. Et elle a poussé la CFTC, le régulateur américain des dérivés, à taper du poing sur la table, dénonçant une potentielle
Source : LesEchos.fr par Guillaume Benoit, publié le 01/05.

Un « défaut fabriqué »

L’histoire débute il y a un peu moins d’un an. L’un des plus grands constructeurs immobiliers américains, Hovnanian Enterprises, conclut un accord assez particulier avec GSO, un hedge fund appartenant à la galaxie Blackstone. Ce dernier s’engage à refinancer 320 millions de dollars de dette obligataire arrivant à échéance à partir de 2019, à un coût très avantageux. Mais, pour en bénéficier, le groupe devra faire défaut, en refusant de procéder au prochain paiement d’intérêt.
Une pratique apparemment légale qualifiée par les marchés de « défaut fabriqué ».
Pourquoi une telle condition ?
Parce qu’avant de proposer son offre, GSO Capital Partners a acheté des Credit Default Swaps (CDS). Ces produits dérivés agissent en principe comme des contrats d’assurance. Ils garantissent à un prêteur qu’il sera remboursé intégralement, si son débiteur ne peut pas le payer. Mais ils sont désormais utilisés comme des instruments pour parier sur la qualité de crédit d’une entreprise. Y compris sans détenir les obligations que les CDS sont censés couvrir.

330 millions de dollars de protection

Si Hovnanian n’honore pas son échéance, GSO recevra donc de l’argent ! Il a acheté pour pas moins de 330 millions de dollars de « protection » sur la dette du constructeur, soit près de 40 % des contrats alors en circulation. Un gain qui compense largement les conditions très avantageuses offertes au groupe immobilier. Sauf que d’autres acteurs de marchés ne l’entendent pas de cette oreille. Parmi eux, figurent notamment Goldman Sachs, et les hedge funds Citadel et Solus. Ce dernier a vendu pour 200 millions de dollars de CDS et serait donc un des grands perdants de l’opération (il serait l’assureur, donc celui qui paie en cas de défaut).
Solus a attaqué Hovnanian et GSO en justice au début de cette année, les accusant d’avoir monté un « stratagème frauduleux ». En attendant une décision sur le fond, il a demandé que le juge interdise au groupe immobilier de faire défaut. En vain…
Depuis, les deux parties se sont lancées dans un duel sur la valorisation de l’obligation. Le montant définitif versé au bénéficiaire du CDS dépend en effet du prix de l’obligation au moment du dé bouclage du contrat. Solus s’est donc mis à acheter des titres, pour en faire monter la valeur (faire baisser le montant versé par l’assureur). De son côté, Hovnanian a présenté un nouveau plan d’échange de dette à des conditions encore plus basses. Des titres arrivant à échéance dans les six prochaines années et affichant un coupon de 10 % contre des titres à près de 30 ans avec un coupon de 3 %. De quoi réduire à néant la valeur des obligations existantes et maximiser le profit des porteurs de CDS.

Une mauvaise affaire pour le marché des CDS

Mais la CFTC a décidé de taper du poing sur la table. Le régulateur n’est pas directement compétent sur les CDS qui portent sur un seul emprunteur. Il dispose en revanche de modalités d’interventions sur les participants de marché. Il a donc mis en garde indiquant qu’en cas de « défaut fabriqué », il était prêt à utiliser « tous les moyens disponibles, en coordination avec les autres régulateurs, afin de protéger l’intégrité du marché et combattre les manipulations ou la fraude impliquant les CDS ».
Objectif : éviter que cette affaire ne tue un marché des CDS déjà bien affaibli.
Une interview du CEO de Solus à ce sujet :  CEO-Solus

Source : LesEchos.fr par Guillaume Benoit, publié le 01/05.

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BCE et les créances douteuses
Mai

4

2018

BCE et les créances douteuses

La BCE pourrait renoncer à ses règles sur les créances douteuses

Sur ce sujet, voici le texte de l’article publié par l’Agefi le 23 avril 2018

La Banque centrale européenne (BCE) envisage de renoncer à imposer des règles qui auraient obligé les banques à constituer des réserves supplémentaires pour couvrir leur stock de prêts non remboursés, au vu des réactions pour le moins négatives que son initiative suscite, indique Reuters. La BCE se demande s’il faut encore prendre des initiatives sur le stock de NPL existants «suivant les progrès accomplis par chaque banque prise individuellement», a indiqué une porte-parole de la BCE, ajoutant que rien n’avait encore été décidé. Le Mécanisme de surveillance unique (MSU ou SRM) de la BCE se penchera sur la question le mois prochain et une décision devrait intervenir en juin, selon l’une des sources.
Les banques de la zone euro, en particulier celles de Grèce, d’Italie et du Portugal, portent encore un encours de créances douteuses (NPL) de 759 milliards d’euros. Si les règles envisagées par la BCE étaient abandonnées, la BCE continuerait néanmoins de faire pression sur les banques qui ont des difficultés en la matière en usant de ses prérogatives habituelles, ont déclaré des sources de banque centrale. Par ailleurs, la BCE fait face à l’opposition de plusieurs membres du Parlement européen, en particulier italiens, et d’autres groupes de pression sur la question des créances douteuses à venir. Les parlementaires font valoir que l’institut d’émission empiète sur leurs plates-bandes lorsqu’elle veut faire adopter des textes valables pour l’ensemble du secteur bancaire, au lieu de s’attaquer aux problèmes au cas par cas. Une étude d’impact par les services de la BCE, simulant une application des règles de flux au stock des NPL des banques de la zone euro, a mis en lumière des risques pour le système financier. Le MSU est parvenu à un résultat plus rassurant en prenant pour hypothèse que les banques continueraient de réduire leurs stocks de NPL comme elles le font depuis deux ans, conséquence de la pression exercée par la BCE mais aussi d’une croissance économique dynamique de la zone euro, qui aide à emprunter mais attire également les acheteurs pour ce type de créances.
fr.wikipedia.org/wiki/Agefi
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BREXIT et Union Douanière
Mai

2

2018

BREXIT et Union Douanière

Un très bon article de Challenge sur le Brexit et l’union douanière.

Par Challenges.fr le 02.05.2018

Theresa May réunit ce mercredi 2 mai ses ministres concernés par le Brexit pour discuter du futur arrangement douanier avec l’Union européenne, sur lequel son Parti conservateur se déchire.

Le Brexit pose définitivement beaucoup de problèmes au Royaume-Uni et celui de l’union douanière en fait parti. Theresa May réunit ce mercredi 2 mai ses ministres concernés par le Brexit pour discuter du futur arrangement douanier avec l’Union européenne, sur lequel son Parti conservateur se déchire, mais il faudra sans doute des semaines pour arrêter la position de Londres, selon David Lidington, le numéro deux du gouvernement britannique. « Je pense que nous allons avoir aujourd’hui une première discussion utile mais je m’attends à ce que nous parvenions à une conclusion dans les quelques prochaines semaines », a déclaré le ministre d’État au Bureau du Cabinet sur l’antenne de Sky News. Le Royaume-Uni doit sortir formellement de l’Union européenne dans moins d’un an, le 29 mars 2019.
En mars dernier, les dirigeants européens ont adopté les lignes directrices des négociations sur les relations futures ….
La suite sur … Challenge.fr

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Avr

26

2018

Banks & Funny Pictures

Some funny english pictures about Banks.

From :

Qui remplacera le LIBOR en 2021 ?
Avr

25

2018

Qui remplacera le LIBOR en 2021 ?


La disparition du Libor pour 2021

En juillet 2017, Andrew Bailey, le directeur de la Financial Conduct Authority (FCA), a annoncé la disparition prochaine du LIBOR. Cette décision fait suite aux scandales des dernières années, qui ont ébranlé l’indice servant de taux de référence interbancaire.

Petit résumé de la vie du LIBOR

Le LIBOR (London Interbank Offered Rate), est le taux auquel les grandes banques se prêtent de l’argent entre elles « sans garantie ». Il est estimé tous les jours, par la contribution d’un « panel » de banques, sélectionnées par l’IBA en charge de publier quotidiennement les taux officiels retenus.
Le LIBOR est publié dans plusieurs devises :  l’USD, le GBP, le JPY, le CHF et l’EUR. Selon la devise, entre 6 et 16 banques contribuent aux données. Il est à noter que l’EUR LIBOR diffère de l’EURIBOR (European InterBank Offered Rate). Le premier est le taux auquel les banques du « panel » estimeraient pouvoir emprunter à une autre banque, le deuxième est ce même taux d’emprunt mais estimé par les 57 banques de la zone EURO.

La naissance du LIBOR

Au début des années 1980, les institutions financières londoniennes ont fait état d’un besoin important de benchmark pour les taux de prêt bancaires. Ce benchmark était notamment nécessaire pour calculer les prix de produits financiers tels que les intérêts, les swaps et les options. Sous la direction de la British Bankers´ Association (BBA), de nombreuses démarches ont été entreprises dès 1984, qui ont conduit en 1986 à la publication des premiers taux LIBOR .

Calcul et publication des taux LIBOR

Les taux LIBOR sont donc calculés sur la base de données communiquée par le « panel », qui indique quotidiennement à quel taux elles peuvent prêter et emprunter (LIBID) sur le marché interbancaire, pour différentes échéances :
  • overnight
  • 1week
  • 1 month
  • 2 months
  • 3 months
  • 6 months
  • 1 year (360 jours)
  Ensuite, les taux les plus éloignés de la moyenne à savoir, les 25% les plus élevés et les 25% les plus faibles sont exclus ; les données restantes dont lissées pour en déduire les cotations officielles. Ces calculs sont sur la base de transactions hypothétiques et non réelles, dans la mesure où ce « panel » n’emprunte pas tous les jours des montants significatifs à toutes les échéances possibles.
Pour plus d’informations je vous conseil le site Global Rates d’où sont tirer les informations précédentes.
 

Le scandale qui a ébranlé le LIBOR

Les accusations portaient contre des banques du panel, soupçonnées de manipuler les taux pour que cela leur soit favorable. Plusieurs grandes banques se sont alors vues infliger de fortes amendes ; plus de 10 milliards de dollars pour Barclays, Royal Bank of Scotland (RBS), Union des Banques Suisses (UBS)  ou Deutsche bank. Pourquoi manipuler le taux LIBOR ? Une banque moins solvable est une banque à qui ses concurrentes proposent des taux d’emprunts plus élevés pour rémunérer ce risque de crédit. Elle devrait donc légitimement contribuer des taux d’emprunts plus élevés que les autres banques du « panel ». Mais pour continuer à bénéficier de taux faibles et masquer ses faiblesses, elle va contribuer des taux ‘faussement’ bas. Cependant une banque ne peut ‘tricher’ seule ; pour que la contribution à la baisse soit prise en compte dans la cotation officielle du LIBOR, il faut qu’elle reste dans la moyenne. Plusieurs banques doivent donc s’accorder pour revoir à la baisse leurs contributions.
Dans les 3 mois qui suivirent la crise des subprimes de 2008, Wall Street a contesté les taux communiqués par la BBA (Britisk Banker’s Association), masquant ainsi la santé fragile des banques, et pointant du doigt leur responsabilité dans la crise financière.
La BBA a depuis été remplacée par l’IBA (InterContinental Exchange Benchmark Administration).

Quel remplaçant pour le LIBOR ?

Le Sterling OverNight Index Average (Investopia, Wikipédia) en Grande-Bretagne, et le SOFR (Secured Overnight Financing Rate) pour les Etats-Unis pourraient prendre la relève du LIBOR pour l’overnight.
Les prochaines actions à mener pour les banques, suite à la disparition de cet ’indice de référence, sont de ne plus mentionner le LIBOR en taux de référence dans les nouveaux contrats, et de remplacer progressivement ce taux par le nouveau taux de référence dans les contrats toujours en vie.
Les banques du « panel » se sont cependant engagées à contribuer les taux LIBOR jusqu’en 2021. Il se peut même que le Libor en dollar US existe encore au-delà de 2021.

Documentation et liens

Présentation du LIBOR (en) sur Global-Rates : Libor Information
Étude parue sur bis.org : What drives interbank rates ? 
Un article Le Figaro : Libor, comprendre ce scandale qui fait trembler les banques 

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Après le LIBOR USD Le SOFR
Avr

18

2018

Après le LIBOR USD Le SOFR

Suite au scandale du LIBOR, les marchés USD sont à la recherche de nouveau taux de référence court terme (jusqu’à 12 mois).
Pour l’€uro le problème est réglé avec l’EONIA et l’EUROBOR.
Pour ce faire, la Réserve fédérale de New York (Federal Reserve Bank of New York) a présenté, en cette fin de premier trimestre 2018, son indice de remplacement du LIBOR USD : le Secured Overnight Financing Rate ou SOFR.
Comme pour le LIBOR $, ce nouveau taux de référence, est destiné à être utiliser pour fixer les taux d’instruments financiers comme les TCN, les CD ou les Loans Bancaire (emprunts bancaires à cours terme < 12 mois, …).
Suite au scandale du LIBOR, les marchés USD sont à la recherche de nouveau taux de référence court terme (jusqu’à 12 mois). Pour l’€uro le problème est réglé avec l’EONIA et l’EUROBOR.
Pour ce faire, la Réserve fédérale de New York (Federal Reserve Bank of New York) a présenté, en cette fin de premier trimestre 2018, son indice de remplacement du LIBOR USD : le Secured Overnight Financing Rate ou SOFR. Comme pour le LIBOR $, ce nouveau taux de référence, est destiné à être utiliser pour fixer les taux d’instruments financiers comme les TCN, les CD ou les Loans Bancaires (emprunts bancaires à cours terme < 12 mois, …).
Alors que le LIBOR est déterminer par les traders d’un pool de banques internationales basées à Londres (voir les liens en fin d’article sur ce sujet) ; le SOFR reflète lui les taux des opérations (réelles) de prises en pension (Repos) effectuées par le Trésor Américain. Il convient de noter que nous ne sommes plus dans l’estimation d’une douzaines de traders mais sur un volume moyen journalier de 800 milliards de dollars américain !
A noter également qu’avec le SOFR, le CME prévoit le lancement d’un contrat à terme dans contrat de l’année 2018.

Liens externes

Publications (PDF) :

Federal Reserve Bank of New York : SOFR
CME : SOFR Futures Contract  

Le scandale du Libor

Le Monde.fr : Le scandale de la manipulation-du Libor
Huffingtonpost.fr : Scandale Libor
Le Figaro.fr : Libor, le scandale qui fait trembler la planete finance
La Tribune.fr : Scandale du Libor
Investopia : Libor scandal
Le Nouvelobs.com/rue89 : Le scandale du libor explique aux nuls
   

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